Epist. XXXVIII
78 HÏSÎX)IRS DES DOGMES.
de l'hypostase une notion complète. L'oum'a divine n'est pas en soi une hypostase, parce que, bien qu'individuelle, elle n'existe pas à part soi, mais bien dans les personnes à qui «lie est commune. Les personnes divines, au contraire, «'opposant les unes aux autres, ont une existence propre qui ne permet pas de les confondre; et rien n'est commun entre elles que l'oô(rfa. Elles sont, suivant l'expression de saint Grégoire de Nazianze, « complètes, subsistant à part soi, et distinguées par le nombre, bien que non distinctes par la divinité » : [xt'av tputrtv Iv rpitrlv îSioTyjffi, vospaïç, TEXs((xtç, x«6' laoTaç ôçecTWffatç, àpiôjJiS StaipsToTç x«l où Siaipe-
Les Cappadociens se prononcèrent donc nettement en faveur de la distinction origéniste d'oôuiot et d'ÔTrôffTKfftç, et firent prévaloir leur sentiment. À l'égard de TrpoffWTtov, Basile se montra plus réservé : il ne voulait pas que l'on considérât ce mot comme équivalent d'ôiroffTatnç, une hypostase unique pouvant remplir trois rôles, oomme le prétendaient les salDelliens^. Grégoire île Nazianze, au contraire, permettait de l'employer en parlant de la Trinité, pourvu qu'on en écartât le sens de simple personnage de tragédie ou de comédie^.
Il y a donc en Dieu trois bypostases dont chacnne s'oppose aux deux autres par ses caractères propres. Saint Grégoire de Nazianze indique comme étant ces caractères dyawTiffta, -yevvifjçfe ou fevviijffi; et IxTcopeuffiç ou IxTrepivj/i;"*. Saint Basile est d'accord avec lui ponr les deux premiers^; pour le troisième, nos auteurs s'entendent moins. Saint Basile donne comme le Yvojpurti-