‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 325 sur 1102 · Epist. XXXVIII · texte numérisé non relu

Epist. XXXVIII

abstraite et générique quand il s'agit de Dieu. Il repousse, au contraire, absolument la conception d'une essence supérieure à laquelle participeraient le Père et le Fils. Le Père, comme premier principe de la Trinité, communique au Fils sa propre substance, mais pleinement et sans division ^ Dans sa lettre xxxviii, à saint Grégoire de Nysse, Basile insiste sur l'unité de nature des trois personnes divines. Il règne entre elles une communauté parfaite (riva aovsyyî xa\ àSiasTuaaTov xoivwvi'av); l'esprit ne saurait concevoir entre elles aucun espace ni aucun vide ; leur substance forme un tout continu qu'aucune fissure n'interrompt. Qui saisit, par l'intelligence, le Père saisit aussi le Fils, et, avec le Fils, l' Esprit-Saint; et qui comprend l'Esprit- Saint comprend aussi ceux dont il est l'Esprit. Ils sont comme une chaîne dont les anneaux sont indissolubles, comme l'arc-en-ciel dont les couleurs sont tellement fondues qu'il est impossible de dire où l'une commence et finit. Le Père est semblable au corps dont on ne peut isoler la forme, qui est le Fils, que par l'abstraction (4, 5, 7). Dans sa lettre clxxxix, 6, le saint docteur entreprend de prouver, par l'identité de leur action, l'unité de nature des trois personnes divines : àvocYX."/! tîi tauTOTYiTi T^ç IvspYEtaç To ^voifjilvov 1:9)5 fuffewç ffuX^oyîCeffôai. Il le fait au n" 7, et au n" 8 il conclut : « Si le mot divinité exprime l'action, comme nous disons que l'action du Père, du Fils et du Saint-Esprit est une ([lîa), aussi nous disons que leur divinité, est une ({Aiav (pa|ji£v elvai t^v ÔEoryjTot). Si, comme c'est l'opinion du plus grand nombre, le nom de divinité désigne la nature, comme il n'y a aucune diversité de nature, nous affirmerons avec justice que la sainte Trinité est d'une seule divinité (fjt.(«ç ôeoti^to;). » Et dans sa lettre viir, 3 :

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