‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 352 sur 1102 · AncoratuSt 82, 38, 78; cf. Haer. LXIX, 43 4T · texte numérisé non relu

AncoratuSt 82, 38, 78; cf. Haer. LXIX, 43 4T

du IV* siècle devaient, à leur tour, donner une réponse.

Cette réponse, ils ne la donnent pas explicite, précise, dans les termes qui seront consacrés par les conciles du V® siècle : manifestement il leur manque des définitions nettes et une langue arrêtée. Mais on peut dire qu'ils en donnent les prémisses et, si l'on peut parler ainsi, toute la matière. Leurs idées sont en avant sur leurs formules et, s'ils ne s'expriment pas toujourscorrectement, ils pensent au moins toujours juste.

Une idée d'abord qu'ils repoussent unanimement, et cela d'accord avec Apollinaire, c'est qu'il y ait eu, dans l'incarnation, conversion de l'un des deux éléments en l'autre, ou fusion de l'humanité et de la divinité pour constituer une troisième nature. Les deux 'adverbes àtpsTtTwç, dauf/yztai se trouvent déjà dans Didyme l'aveugle ^ Saint Epipliane dit de même que le- Verbe, en s'incârnant, n'a pas changé de nature (fx^- Tpairelç Tr,v (pufftv)^ ; saint Chrysostome qu'il ne s'est pas transformé en la chair, et que l'incarnation n'a comporté ni confusion ni disparition des substances (oùffUYj(,u<iewç ysvo[;l£v/;<; oàSi àîpavtorjjtou tSv oôaiwv) ^. Athanase^ et Didyme étaient poussés à maintenir cette distinction réelle entre la divinité et l'humanité après l'union par les nécessités de la controverse arienne, les Cappadociens et Èpiphane par celles de la controverseapollinariste. Aussi maintiennent-ils que, après l'union, le Sauveur est Dieu et homme, qu'il y. a en lui deux formes (ixopçat, Suo icpifi/.ixxa.)^, deux natures- (çuffÊtç [>.h Y^p Suo, ôeoç xal avOpwTroç), autre chose et autre chose {âXko xoà aX>o)^ ; « Distinguez-moi les natures-

1. De trinitate, m, 6, coL 844; m, 21, coL 901; HI, 13, col. 861.

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