Athan., Apologia contra arianos
cile de Constantinople lui-même, si mal disposé vis-àvis de Rome, constate la chose dans le canon où il établit le patriarche de Constantinople comme un rival du pape, L'évêque de la nonvelle capitale jouira d'une prééminence d'honneur, mais après celui de l'ancienne Home (toc içpeoêeîa t^ç tija^ç (XETà tov Tr,ç 'Pto[jiyiç inlanoiçov).
§ 5. — Les sacrements. Le baptême.
La confirmation^.
La divinisation, que nous avons dit plus haut être le fruit de la rédemption, n'eçt pas généralement produite dans le chrétien par des voies purement spirituelles et invisibles. L'homme étant corps et âme — c'est la pensée de saint Ghrysostome ^, — Dieu lui a donné « l'intelligible dans le sensible », c'est-à-dire la grâce dans des signes ou symboles visibles et palpables que nous appelons des sacrements.
Les Pères grecs du iv^ siècle, bien qu'ils distinguent, comme nous venons de le voir par saint Ghrysostome, l'élément sensible de la grâce produite par le sacrement, et encore l'élément matériel du rite de la vertu qu'il acquiert par la bénédiction qui lui est donnée, ces Pères, dis-je, n'ont point fait la théorie générale des sacrements, pas plus qu'ils n'en ont fixé absolument la notion et le nombre. On trouve seulement groupés ensemble dans leurs œuvres, et notamment dans les catéchèses mystagogiques de saint Cyrille, les trois sacrements de l'initiation chrétienne, le baptême, la confirmation et l'eucharistie, noyau primitif que viendront grossir les rites analogues. Trois de ces rites sont nettement désignés comme imprimant