Catech. XXIII, 20; cf. XXÎI
zianze^ dans saint Epiphane^, dans les Constitutions apostoliques '.
Pour Juger de son sens précis, il faut d'abord achever notre enquête sur ce que nos auteurs disent de la présence réelle de Jésus -Christ dans l'eucharistie. L'euchologe de Sérapion, après l'anamnèse dont il a été question, fait prononcer par le prêtre l'épiclèse qui suit : « Dieu de vérité, vienne ton Verbe saint sur ce pain pour que le pain devienne corps du Verbe (?va Ycvï)Tat ô d^pToç dwfjia toïï Aoyou), et sur ce calice, pour que le calice devienne sang de la vérité (?va YgvT.Toti xb ttotv]piov aT(jia T^ç «XTiOeiaç). Et fais que tous ceux qui communient reçoivent le remède de la vie » (xiii, 15; cf. xiv, 2 ; XVI, 2, 3). Les passages sont nombreux dans les Constitutions apostoliques où il est simplement question, dans la forme ordinaire du langage liturgique, de l'offrande ou de la réception par les fidèles du corps et du sang du Seigneur *. Saint Basile, dans sa lettre cxiii, déclare bon et utile de communier tous les jours, c'est-à-dire « de participer au corps et au sang de Jésus-Christ » ; car c'est participer plus abondamment à la vie. A Gésarée, continue-t-il, on communie quatre fois par semaine, le dimanche, le mercredi, le vendredi et le samedi, et aux jours des mémoires des saints; mais à Alexandrie, chaque fidèle emporte chez soi la communion et s'en nourrit quand il veut. Saint Grégoire de Nazianze exhorte les fidèles à manger et à boire sans honte et sans hésitation le corps et le sang de Jésus-Christ. Le prêtre qui célèbre attire le Verbe par sa parole et, par une division non sanglante, se servant de la voix comme d'un glaive, divise le corps