‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 398 sur 1102 · Catech. XXHI · texte numérisé non relu

Catech. XXHI

réelle qui le contient et sous laquelle les fidèles le reçoivent. Rappelons-nous la théorie de saint Cyrille sur le chrême de la confirmation, antitype du Saint-Esprit.

Les mots ôfjiot'waa, àvrituTTov, bien que susceptibles d'unebonne interprétation, devaient cependant paraître moins exacts, et c'est pourquoi nous les trouvons ou omis ou implicitement condamnés par l'école littérale et rigoureuse d'Antioche. « [Le Christ], remarque Théodore de Mopsueste, n'a pas dit : Ceci est le symbole (ffuji.6oXov) de mon corps, et ceci [le symbole] de mon sangy mais Ceci est mon corps et mon sang; nous instruisant [par là] qu'il ne faut pas considérer la nature des oblata, mais que, par l'action de grâce qui est prononcée, il y a conversion (tAETaêàXXsoQai) au corps et au sang*. » Quant à saint Chrysostome, entraîné à la fois par ses principes d'exégèse et par son tempérament d'orateur, il pousse le réalisme à un point que l'on trouve plutôt exagéré. Il semble que le fidèle broie réellement sous ses dents le corps de Jésus-Christ.

Il interprète d'abord littéralement les paroles de la promesse {loan., vi, 51-56) ^ ; k Jésus-Christ ne s'est pas seulement donné à voir à ceux qui le désiraient, mais à toucher, à manger, à broyer entre les dents quant à sa chair, à assimiler : il a comblé tout désir ^. » Il ne veut pas que l'on explique le verset 64 — Verba quae ego locutus sum vobis spiritus et vita sunt — en ce sens que les paroles qui précèdent ne doivent pas

1. In Matth., XXVI, 26 (P. G., LXVI, 713). Une remarque analogue se rencontre dans Macarius Magnes, contemporain de Théodore : Eixôtw; ),aotbv (ô XpiffToç) âprov xal ïtoti^piov eine' Tûûtô laxi xh aSi]i6: [lou xat tè alfià {tou. Où Y*p xyjtoç fft&jtaxoç oOôè •cûtioç aiftaTo; ôç tive; IppaiJywSriffav irsTtojptojilvoi "cèv voOv, àWà. xaxà à^r,Oetav ffwjjia xat aT}>.a XpiffTov, ènei89| xb ff(3[jLa ànà y^ç, àTtô Y^Ç 8' ô apxoç ô[iio((ii}; xat ô oîvoç ('ATTOXptxtxoç, m, 23, édit. Blondel, p. 103, 106).

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