OPTAT, I
3. OPTAT, I, 27; Gesta purgationis Felicis (P. L., VIII, col. 718 et sulv.).
4. Hefele, Hist. des Conciles, 1" éd., tr. fr., I, i, p. 289; Epist. II synodi arelatensis ad Sylvestrum papam (P. L-, Vlll, S18 et suiv.).
5. Epist, Constantinî ad Eumalium vicariiim (P. L., VIII, 491).
230 aiSTÔIRE DES DOGMES.
entreprit d'obtenir robéissance par la force ; et alors commença entre les £chismatiqnes appuyés par les circoncellions, et les empereurs servis par des généraux comme Ursacius et Macarius, cette lutte, intermittente il est vrai, mais qui dura un siècle, et dont certains épisodes furent si tragiques. Nous in'avons ' pas ici à la retracer. Elle n^aboutit à peu près à rien, sinon à cantonner peut-être le mouvement en Afrique. £n dehors de là, les donatistes purent seulement établir à Rome une communauté qui végéta* et en Espagne un évêque qui resta isolé. Mais, en revanche, même à la fin du iv^ siècle, ils étaient, en Afrique, la majorité. Leur concile de Carthage, vers 330, réunit 270 évêques; celui de Bagaï, en 394, en compta 310; à la conférence de Carthage, en 411, leurs évêques se trouvèrent 279 ^.
Deux causes cependant amenèrent la ruine du parti. D'abord ses divisions intestines. Une première sécession de rogatistes, qui se séparèrent, vers 370, dans la Mauritanie césarienne, ne lui fit que peu deinaP,; mais le grand schisme des maximianistes qui sévit à Carthage même, et qui fut le fait de plus de cent évêques, dans les années 392 et suivantes, lui pouta un coup mortel^. D'autres dissidences plus personnelles aussi se produisirent, qui, sans avoir autant de portée, affaiblirent cependant la forte discipline établie par Donat le Grand ^.