‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 456 sur 1102 · II, 2 (col. 391, 392); 1, 1, 1; II, 3; II · texte numérisé non relu

II, 2 (col. 391, 392); 1, 1, 1; II, 3; II

7. Il, 1, 1; II, 3; II, o, 1; 6, 3, 4. Cependant voyez II, 5, 1 (col. 400), où fauteur ne parait viser ni rincarnation ni les théophanies.

création et acquérant sa pleine personnalité'. On est ramené près de deux siècles en arrière par ces archaïsmes.

Il est inutile de nous appesantir sur la façon dont saint Ambroise, Faustin et Niceta traitent ce sujet des rapports du Fils et du Père : il faudrait répéter ce que nous avons écrit à propos d'Hilaire et de Phebadius ^. Car saint Ambroise, remarquons-le bien, encore qu'il ait été un des maîtres de saint Augustin, se tient beaucoup plus près que lui de la conception trinitaire des Grecs. Pour l'évêque de Milan, le Père est toujoursposé le premier, comme la racine et la source du Fils et de toute la Trinité : « Fons Pater Filii est, quia radix Pater Filii est^ ». Le Fils est Fils parce qu'engendré, Verbe parce que proféré : « Ex utero gèneravit ut Filium ; ex corde eructavit ut Verbum •* » ; engendré et proféré ni par un acte libre de la volonté, ni par contrainte proprement dite, mais par une nécessité de nature supérieure à la fois à la contrainte et à la volonté libre '. Il est temps d'en venir à Victorin, et d'examiner les contributions nouvelles qu'il apporte à la question qui nous occupe.

Victorin est amené à écrire sur cette question par les objections qu'un arien, nommé Candidus, lui a

1. < Prîncipiam, fratres dîlectissimi, Doininus noster incanctanter est Christus, quem ante omnia saecula pater in profundo saae sacrae mentis arcano insuspicabili ac soli sibl nota conscientia, Filii non sine aftectu, sed sine revelamine amplectebatur... Procedit in natiritatem qui erat, aatequam nasceretur in Pâtre, aequalis in omnibus » (II, 3 ; II, 4; II, 5, 1). Voyez cependant II, 2, col. 392 et même II, 3.

2. Voir pour saint Ambroise surtout les deux traités De fide ad Gratianum augustum, écrit en 378-380, et le De incarnationis dominicae sacramento, probablement de 382 (P. L., XVI) ; pour Faustin, son traité De trinitate (vers 384) et sa Fides Theodosio imperatori oblata (P. L.,. XIII) ; pour Niceta, les Libelli instructionis, Libellxas tertius, I, De ratîone fidei, edit. Burn, p. 10 et suiy.

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