‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 457 sur 1102 · De flde, IV · texte numérisé non relu

De flde, IV

4 De virginibus, III, 1, 3.

S. De fide, IV, 9, 103

266 HISTOIRE DES D06MESi

faites contre la doctrine nieéenne. Candidns, dans son Liber de gêner atione divina, 1-7^, a objecté qpu'on ne saurait imaginer en Dieu une génération. Elle blesserait son immutabilité parce qu'elle suppose un changement (mMtoZ/o), sa simplicité par. ce- qu^ellé emporte une division, une séparation. D'autre part, un Verbe engendré ne saurait être Dieu, puisqu'il aurait passé d'un état à un état; il ne saurait être con-substantiel au Père : « Ex quibus apparet quoniam neque consubstantiale est quod generatur, neque sine conversione generatio a Deo^ ».

Yictorin s'efforce, par la philosophie, de résoudre ces difficultés , tout en reconnaissant combien il est. malaisé de traiter de ce qui regarde Dieu 3. Il remarque d'abord que toute action implique un mouvement : «Facere nonne motus est? »; mais il n'est pasi vrai que tout mouvement implique un changement ^ une mutatio'^. Dieu est éternellement en action, en mouvement : il se meut sans cesse ^. Ce mouvement est une faction, une création par rapport aux êtres contingents, mais par rapport au Verbe c'est une génération ; génération éternelle comme le mouvement dont elle est le terme, et parce que le Verbe, ayant été l'instrument de la création, a donc préexisté à toute créar ture^. Sans doute, Victorin laisse échapper ça et là quelques expressions incorrectes : le Père est anti" quior,\e Fils iunior; le Père a créé le Logos '^; mais sa pensée n'est pas douteuse. Le Verbe est éternel et

\. p. L., vin, col. 1013-1017.

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