Adv. Ariu7n, I, 13, col. 1047 C D
ment le Saint-Esprit Dieu. B H'en affirme pais moins que le Saint-Esprit n'est pas une créature, qu'il n'est pas étranger à la nature divine, qu'il est de la même substance que le Père et le Fils *. Phebadius 2, Zénon^, Faustin *, Niceta ^ et les autres tiennent plus expressément encore le même langage. Pour Victorin, s'il paraît quelquefois — par suite de l'imprécision du mot spirîtus — confondre le Saint-Esprit avec le Fils, il l'en distingue cependant comme on distingue l'in^ telligence de la vie ; comme on distingue la voix de la bouche qui l'émet ; il dit que le Fils et l'Esprit sont deux, encore qu'ils aient même essence entre eux et avec le Père : « Est enim Pater loquens silentium, Cliristus vox, Paracletus, vox vocis ^ ». « Vivere quidem Christus, intellegere Spiritus "^ ». « Una substantia tribus a substantia Patris : ôfxooucia ergo tria, hoc est simuloùffia... ergo ôfxoouffioi sunt, unam et eamdem substantiam habentes ^ » .
Reste la question de l'origine du Saint-Esprit, Depuis Tertullien, la doctrine de l'Occident comme celle de l'Orient en était restée à la formule : a Pâtre per filium. Mais on pouvait l'interpréter diversement, ou bien en ne voyant dans le Fils qu'un milieu par où la substance du Père est communiquée au Saint-Esprit, ou bien en faisant du Fils conjointement avec le Père un vrai principe actif producteur de l'Esprit-Saint. C'est à ce dernier sens que s'arrête la théologie latine. Elle y est amenée par le texte de saint Jean, xvi, 15 ;