‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 484 sur 1102 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

8. Adv. Arium, I, 43, col. 1073 B ; I, 14, col. 1048 D ; In epist. ad Philipp., Il, 6-8, col. 1208 C D. Bien que Victorin admetle d'une manière générale la flliatton divine de lôsus-Christ, il imagine cependant

aeternitas in se non admittit aetatem ^ » ! — Même enseignement de Niceta chez qui il semble que l'on trouve un prélude de la lettre de saint Léon à Flavien^. Mêmes affirmations de saint Jérôme ^, et enfin de saint Ambroise dont les textes sont devenus classiques : « Servemus distinctionem divinitatis et carnis. Unus in utraque loquitur Dei Filius, quia in eodem utraque natura est; et si idem loquitur, non uno semper loquitur, modo^ ». — « Non divisus Christus, sed unus, quia utrumque unus, et unus in utroque, hoc est vel divinitate vel corpore : non enim alter ex Pâtre, alter ex Virgine, sed idem aliter ex Pâtre, aliter ex Virgine^ ». On remarquera surtout chez lui l'affirmation de l'existence des deux volontés : « Suscepit ergo (Christus) voluntatem meam, suscepit tristitiam meam... Mea est voluntas quam suam dixit^ ».

En tout ceci, remarquons-le bien, peu, très peu de philosophie : rien des longues dissertations sur la personne et la nature où se complaira le génie grec ; mais l'énoncé très ferme de ce qui est la foi de l'Église, foi plus sentie encore qu'intellectuellement analysée.

L'œuvre de Jésus-Christ ici-bas est de nous sauver, de nous délivrer de la mort et du péché, de nous réconcilier avec Dieu. Comment nos auteurs ont-ils conçu cette œuvre libératrice ?

à côté d'elle une certaine flliation adoptive convenant à l'homme : ■ Nos enim adoi)tione filii, ille natura. Etiam quadam adoptione filius et Christus, sed secundum carnem » [Adv. Arium, 1, dO, col. 104S C).

i. Tract, n, 8, 2; 9,2; 7, 4.

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