‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 510 sur 1102 · De paenit., I · texte numérisé non relu

De paenit., I

3. In Matth., XVI, 19; In Ecclesiasten, XII, 4. 't. Tract. I, 10, 3 ; II, 14, 4.

5. PACIEN, Libellus exhortât., 9, 10, 12; Ambroise, De paenitenlia, I, &1 ; II, ^G-SO, 91, 9-2, 96; Jérôme, Epist. LXXVII, 4.

paye réellement à Dieu la dette d'expiation et de satisfaction dont il est redevable : « Nemo pauper est qui Dec débet, nisi qui seipsum pauperem fecerit. Et si non liabet quae vendat, habet quae solvat. » — « Oratio, lacrymae, ieiunia débitons boni census est^. » Malgré cela cependant, le pénitent ne doit pas croire que son pardon lui est dû tanquam ex debito. Il peut l'espérer seulement, car il ne Ta pas proprement mérité : « Aliud est enim mereri, aliud praesumere^ ».

Enfin le dernier acte de la pénitence était la réconciliation du pénitent, la « remissa peccatorum », « paenitentibus cura^ », qui se faisait solennellement à Rome le samedi saint par l'imposition de la main de l'évêque-*. Cette réconciliation avait pour effet de ramener dans le pécheur le Saint-Esprit qui s'en était éloigné, de rendre ce pécheur à la vie surnaturelle, de le réintégrer dans l'Eglise par l'admission à la communion ^. La sentence qui opérait ainsi la réconciliation était-elle purement déclaratoire, c'est-à-dire l'évêque déclaraitil simplement que, vu les dispositions du pénitent et les prières faites pour lui par l'Église, ses péchés lui étaient remis par Dieu, ou bien était-elle effective, c'est-à-dire l'évêque remettait-il lui-même les péchés du pénitent en vertu du pouvoir que Jésus-Christ lui avait donné? Saint Jérôme, en un passage de son commentaire sur saint Matthieu, xvi, 19^, paraît regarder la sentence comme purement déclaratoire. Son texte cependant n'est pas décisif, et il y refuse surtout

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