‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 511 sur 1102 · JÉRÔME, Dialog. adv. lucifer.,S; Epist. LXXYII · texte numérisé non relu

JÉRÔME, Dialog. adv. lucifer.,S; Epist. LXXYII

5. JÉRÔME, Dialog. adv. lucifer., 5; AîiniioisE, De paentt., I, 89, 90: 11,87.

6. El cf. Dialog adv. lucifer., 8; Ambroise, De Spiritii Sancto, III

32Ô HISTOIRE DES DÔGMEo.

aux prêtres le pouvoir de juger arMtraîrement, de lier rinnocent et de délier le coupable. Ailleurs il accorde bien que les clercs, en vertu du pouvoir 'des clefs, Jugent, en quelque sorte, avant Dieu'^vque la sentence de condamnation portée parles apâtres est corroborée par la sentence divine; et généralement que tout ce qu'ils ont lié sur la terre est lié également dans les cieuxr. Saint Pacien, en tout cas, est très formel : les évéques remettent les péchés, sans doute en vertu d'un pouvoir à eux communiqué par Jésus-Christ et en tant que ses ministres, mais ils remettent cependant réellement les péchés et exercent un pouvoir et un droit, le ius apostolicum donné primitivement aux apôtres : « Quod ego facio non meo iure sed Domini... Quare sive baptiîzamus, sive ad paenitentiam cogimus, seu veniam paeniteiitibus -relaxamus, Ghristo id auctore tractamus '. )> Le point précis que nous touchons constituait évidemment une nuance doctrinale sur laquelle l'attention des théologiens ne s'était pas encore 'portée.

L'usage de rextrême-onction est attesté à Rome «t dans l'exarchat de Ravenne, en 416, par la lettre xxv d'Innocent ï à Decentius (n"* liy. Le pape s'appuyant sur /ac, V, 24, déclare que non seulement les prêtres mais tous les fidèles malades peuvent être oints du chrême (oleo chrismatis) consacré par l'évêque. Les ministres ordinaires de cette onction sont les prêtres, mais l'évêque a aussi évidemment le droit de la donner. Quant aux pénitents, on ne la leur accorde point, parce que cette cérémonie esC une sorte de sacrement

'1. Epist. XIV, 8,

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