In Itaiam, XXIV, 21 suiv
à penser que tous les chrétiens seraient finalement sauvés, et que les tourments des simples pécheurs ne seraient pas éternels. C'est la conclusion qu'il donne à son commentaire sur Isaïe. lxvi, 24 : le démou et les impies, les apostats et les athées souffriront éternellement; lés pécheurs chrétiens seront purifiés, et leur sentence sera mêlée de miséricorde : « Et sicut diaholi et omnium ne^atorum atque impiorum qui dixerunt in corde suo : Non est DeiiSy credimus aeterna tormenta : sic peccatorum (atque impiorum) ^ et tamen christianorum, quorum opéra in igné probanda sunt atque purganda, moderatam arbitramur et mixtam clementiae sententiam iudicis. » Et plus nettement dans VEpistula cxix, 7, écrite vers la fin de l'an 406 : « Qui enim tota mente in Ghristo confîdit, etiamsi ut homo lapsus, mortuus fuerit in peccato, fide sua vivit in perpetuum. Alioqui mors ista communis et credentibus et non credentibus debetur aequaliter; et omnes pariter resurrecturi sunt, alii in confusionem aeternam, alii, ex eo quod credunt, in sempiternam vitam^. »
Recueillons quelques autres traits de l'eschatologie de saint Jérôme. Il admet qu'au sortir du corps l'âme Juste entre immédiatement au cieP; mais il ne croit pac que les tourments de l'enfer commencent avant le jugement général. Les âmes des coupables souffrent cependant en attendant ; elles souffrent comme un brigand enchaîné dans un cachot et qui entrevoit son supplice"*. Saint Jérôme est opposé au millénarisme^.
1. Ces deux mots, qui manquent dans un manuscrit, sont évidemment de trop.
2. El cf. Adu. lovinian., II, 30 ; Dialog. adv. pelagianos, I, 28.