‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 529 sur 1102 · Inlsaiam, I, l ; XIII · texte numérisé non relu

Inlsaiam, I, l ; XIII

Il déclare que nous^ ne pouvons savoir au juste ce que serontles peines de l'enfer ^ ;.il ne paraît pas toutefois avoir partagé l'opinion d'Origène, qui ne voyait dans le feu des damnés qu'une image des remords de leur conscience^.

C'est dans saint Ambroise que nous trouvons les données eschatologiques les plus complètes, et c'est chez lui surtout qu'il convient de les étudier, puisqu'il a été par sa situation le représentant le plus autorisé de la théologie latine à la fin. du iv® siècle. D'autre part, il n'est pas possible d'harmoniser en une synthèse absolument sûre certains traits épars de cette eschatologie. Le fil conducteur fait défaut, et l'on hésite parfois sur l'ordre à établir dans la disposition de matériaux d'ailleurs excellents. Il sera bon de s'en souvenir, en lisant cet essai de reconstitution.

La mort est un bien, car elle met fin au péché et nous fait passer à un meilleur sort {in melius repararî]^\ c'est l'idée de Méthodius d'Olympe. L'âme en effet non seulement survit au corps, mais acquiert, par sa séparation d'avec lui, une vigueur nouvelle [vigor nohis novus infunditur) ''. Que devient-elle?

Appuyé sur le iv® livre d"Esdras, saint Ambroise représente les âmes, au sortir du corps, comme reçues dans des habitacles, des jDro»2pZ«iZ/'/<2 supérieurs, où elles attendent la fin des temps. Un jugement cependant s?est déjà exercé sur elles, car leur sort n'est pas identique : « alias manet poena, alias gloria:; et tamen. nec illae intérim sine iniuria, nec istae sine fructu sunt » ; celles des justes jouissent par avance de la récompense méritée; celles des méchants souffrent de

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