Contra litter. Petilianij III
4. Contra Cresconium, II, 46, 47; Brevic. collationis, III, 17; De unico baptismo, 31.
LA THEOLOGIE DE SAINT AUGUSTIN. 3g7
vérité et la transformation des mœurs * . De cette sorte, tout ce qu'il y a eu et ce qu'il y a de saint sur la terre vient de l'Église et lui appartient ; en elle et par elle seule on peut arriver à la perfection et pratiquer les vraies vertus : « Omnes quotquot fucFunt sancti ad ipsam Ecclesiam pertinent ^ ». « Non ubicumque turtur inveniat nidum sibi, ubi ponat pullos suos : in fide vera, in fide catholica, in societate unitatis Ecclesiae pariât opéra sua' ».
L'Eglise, considérée dans ses membres, est donc un « corpus permixtum », Cependant dans ce mélange, saint Augustin distingue une « invisibilis caritatis compago », des « membres de la colombe » qui forment proprement le corps du Christ''. Ils constituent cette Eglise qui est la bien-aimée du Cantique, le Jardin fermé, la fontaine scellée, la source d'eau vive; ils sont dans la maison de Dieu, et ils sont cette maison elle-même^. C'est l'Église des justes. A côté d'eux vivent les pécheurs qui ne sont pas la maison, ni de la maison de Dieu, mais qui demeurent en elle : « alios autem ita dici esse in domo, ut non pertineant ad compagem domus, nec ad societatem fructiferae pacificaeque iustitiae ® » . Ils n'appartiennent pas vraiment au corps de Jésus-Christ, encore qu'ils participent à ses sacrements"^. Est-ce donc qu'il y a deux Églises, l'une des justes, l'autre des pécheurs? Les donatistes accusaient les catholiques de le prétendre *. Saint Augustin repousse cette accusation. Il avoue bien qu'il y a