‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 604 sur 1102 · Sermo CCXCV, 2; CCCLH, 8; Epiit. LXXXYUl, 8; CCXXYllI · texte numérisé non relu

Sermo CCXCV, 2; CCCLH, 8; Epiit. LXXXYUl, 8; CCXXYllI

car elle a reçu précisément de Jésus-Christ en saint Pierre le pouvoir des clefs pour lier ou remettre les péchés *. Saint Augustin croît donc que la vie spirituelle est rendue au pécheur avant même l'absolution de l'évêque, car rendre la vie appartient « ad propriam maiestatem Dei suscitantis^»; mais il regarde aussi comme nécessaire Tintervention de l'Église, intervention qui délie réellement le pécheur. Cette théorie présente évidemment une certaine confusion.

La pénitence solennelle ne pouvait se réitérer ; toutefois notre auteur enseigne aussi que les relaps pouvaient obtenir de Dieu directement leur pardon 3. D'autre part, toute réserve avait cessé de son temps, et l'homicide était pardonné, comme l'adultère, comme l'hérésie et l'apostasie : « In quibuscumque peccatis non perdit viscera pia mater Ecclesia''. » Un seul péché restait irrémissible, le blasphème contre le Saint- Esprit, c'est-à-dire, suivant l'explication du saint docteur, l'impénitence même et le refus d'entrer dans la vraie Église^,

C'est presque exclusivement dans sa controverse avec les donatistes que saint Augustin a traité du sacrement de l'ordre, et l'on a déjà eu l'occasion plus haut de résumer pour une bonne part ce qu'il en a dit. L'ordre, sacrement comme le baptême, comme lui valide même conféré par un indigne ou un hérétique, comme lui imprimant un caractère, ne doit point dès lors être réitéré {o?'dmatîoms ecclesiae signaculum^).

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