‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 605 sur 1102 · Sermo CCCLTI, 9^ 8; LXXI · texte numérisé non relu

Sermo CCCLTI, 9^ 8; LXXI

«. Sermo LXXI, S et suiv., 24-23.

G. De bono coniugali, 21; Contra epist. Parmeniani, îî, 28; De bap-

tiS}7l0, I, 2.

Les autres détails sur le mode de collation de l'ordination et sur les divers degrés de la hiérarchie sont conformes à ce que nous savons qu'était la discipline au commencement du v^ siècle, et n'ont pas besoin d'être relevés. Saint Augustin remarque seulement que, d'une certaine façon et conformément à ce que dit l'Apocalypse (xx, 6), tous les chrétiens sont prêtres : « omnes sacerdotes, quoniam membra sunt unius sacerdotis (Christi) » ; le nom de prêtres toutefois convient spécialement aux prêtres proprement dits et aux évêques. Eux seuls peuvent offrir le sacrifice *.

A considérer le mariage comme l'union naturelle de Ihomme et de la femme, saint Augustin a dû s'en occuper contre deux sortes d'adversaires. Contre les manichéens, qui, s'ils permettaient à leurs « auditeurs » de se marier, regardaient cependant comme un mal la procréation des enfants ^; et contre les pélagiens qui, en considération du but du mariage, déclaraient être un bien les mouvements de la concupiscence qui accompagne l'union des sexes ^.

L'évêque d'Hippone pose d'abord le principe de la supériorité de la continence sur le mariage et la chasteté conjugale''. Il explique que les rapports sexuels effectifs ne sont pas essentiels au mariage, et que celui-ci peut existei même avec la promesse formelle de continence réciproque, comme il est arrivé pour la sainte Vierge et saint Joseph ^. Mais d'ailleurs il proclame que le mariage est bon : « aliquid boni esse coniugium masculi et feminae^ »,

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