‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 635 sur 1102 · De eivit. Dei, XIV · texte numérisé non relu

De eivit. Dei, XIV

2. M, Turmel notamment : Revue d'hist. et de liit. relig., VII, 224 et auiv.

3. Retract., I, iS, 6; I, 40, 3. De civit. Deî, XIII, 15; XIV, 11, 1 ; Contra Julian. op. imp., II, 180.

iusiitide * ; l'absence de concupiscence était « gratia Dei magna », et l'homme n'en jouissait que parce qu'il était « vestitus gratia ^ ». Le « posse non mori » venait à l'homme « de ligno vitae non de constitutione naturae », car Adam était mortel « conditione corporis animalis », et immortel beneficio conditoris^. Et l'on en peut dire autant de l'absence de douleur et de décrépitude-'; on en peut dire autant de la science extraordinaire du premier homme, bien que l'évêcpie d'Hippone insinue et suppose ce dernier point plutôt qu'il ne l'enseigne explicitement*.

Saint Augustin a donc bien considéré les privilèges d'Adam innocent, au moins dans la mesure ou celui-ei les possédait, comme l'effet d'une libéralité spéciale de Dieu, comme des dons qui n'étaient pas dus à sa nature, encore qu'ils fussent avec elle en pleine harmonie.

§ 4> — Le péché originel et ses conséquences.

On connaît déjà, par ce qui a été dit plus haut, la méthode d'interprétation des récits de la Genèse adoptée par saint Augustin dans le De Genesi contra manichaeos. Nous la retrouvons dans l'exégèse du récit de la chute. Le serpent n'y apparaît guère que comme une figure du démon; la tentation est toute intérieure, pendant que l'arbre de la science du bien et du mal est peut-être traité comme une simple allégorie ^. Mais plus tard tout change. Le démon reste le vrai tenta-

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