‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 688 sur 1102 · Œuvres dans P. G., LXXXIX · texte numérisé non relu

Œuvres dans P. G., LXXXIX

2. OEuvres dans P. G., LXXXVn, 3. Sur sa dogmatique, voirH.STRAC- BiNGER, dans Der Katolik, 1907, I.

3. CEuTre s dans P. G., XC, XCI, et IV. Voir sur lui plus complètement le chap. VF, % 4.

4. OEuvres dans P. G., m, IV. — Travaux : J. Stiglh ayu, Dos AufTcommen der pseudodionysischen Schriften, Feldkir<ili, 1895. 0. Siebbrt,, Die Metaphysik nnd Ethik des Pseudo-Dionysius ^reop., Jena, 1894. H. KocH, Pseudo-Dionysius Areop. in seinen Beziehungen zutn Neoplatonismus und Mysterienwesen, Mainz, 1900. H. Meertz, Die Gottesùkre des Pseudo-Dionysius Areopagita, Bonn, 1908. Bardenhewer, p. 282-299.

livres n'eussent l'Aréopagite pour auteur, les cita et les révéra presque à l'égal des textes sacrés. Par eux, le néoplatonisme se trouva, dans les traités de scolastique, avoir sa place à côté des spéculations d'Aristote, et ce n'est pas là une des moins curieuses conséquences de la pia fraus qui les avait d'abord introduits sous le nom du disciple de saint Paul ^.

§ 2, — L'Écriture, la tradition et l'Église, la philosophie.

Dans la période que nous étudions, l'Ecriture conserve, parmi les lieux théologiques, la place que l'antiquité lui a donnée. On la regarde toujours comme inspirée, comme l'œuvre du Saint-Esprit qui s'est servi des auteurs sacrés comme d'organes pour dicter ses enseignements 2. Dès lors elle ne saurait errer, et nous sommes assurés de trouver en elle la source du salut et delà vraie doctrine, l'oracle infaillible dont l'autorité l'emporte infiniment sur les raisonnements humains '. La façon de l'interpréter, nous le savons déjà, est différente dans l'école d'Alexandrie et dans celle d'Antioche. Saint Cyrille, bien qu'il ne sacrifie pas le sens historique et littéral, surtout dans ses ouvrages dogmatiques, s'abandonne volontiers, dès qu'il est libre, à la Ôswpia •jrveujxaTixv], à une interprétation allé-

1. entre les auteurs meniionnés dans le texte, et qui sont les principaux, en voici quelques autres dont on invoquera le témoignage surtout au chapitre vu de cette étude : Sjunt Nil (f . 430, P. G., LXXIX); Saint Isiooue de Pélnse (f v. 440, P. G., LXXVHI); Théodotb d'Ancyre

.(t T. 445, P. G., LXXVll); PaocLOs de Constantinople (f 446, P. G., LXV); Basile de Séleucie (t v. 459, P. G., LXXXV); Eutychios de Constantinople (t SS-2, P. G., LXXXVI, 2) ; S-UNT Jean Cumaqde (f v. 600, P. G., LXXXVUI).

2. Cyriix., In Isaiam, 1. ni, t. II, c. 29, y. 11, 12 (col. 6o6) ; Théodoret, In psalm., praef. (col. 861); In Daniel., praef. (col. 1337).

3. Cyrill., De recta fide ad reg., II, 1 ; TnÉonoBET, Graeear. affeeU CU> ratio, sermo lY (col. 924).

gorique et mystique qui laisse subsister la lettre, mais en tire des enseignements plus élevés^. Théodoret, sans nier l'utilité de cette exégèse, serre de plus près le sens historique et tient compte davantage de l'élément humain qui entre dans la composition des Saints Livres ^. Au reste, l'usage continue de ces dossiers scripturaires que l'on compilait en vue des controverses régnantes, et qui défrayaient toutes les discussions. On en trouve un exemple remarquable dans le De recta fide ad reginas, i, de saint Cyrille qui n'accumule pas, contre les nestoriens, moins de cinquantesept colonnes de textes'; et un second, moins considérable de beaucoup, dans la Dispute de saint Maxime avec Pyrrhus''.

Là n'est pas la nouveauté introduite par le v® siècle relativement aux sources de la théologie. La nouveauté consiste surtout dans une idée plus claire qu'il se fait de l'argument de tradition proprement dit et de sa valeur. Le iv® siècle invoquait volontiers, en dehors de l'Écriture, des traditions orales transmises à l'Église par les apôtres et parvenues jusqu'à nous : ces traditions tiraient leur force de la source d'où elles émanaient. Puis, nous voyons quelques auteurs, saint Athanase, saint Basile, saint Augustin, faire appel, en faveur de leur sentiment, à l'autorité de docteurs antérieurs, Origène, Denys, saint Ambroise, saint Grégoire de Nazianze. Subitement, à partir de saint Cyrille, cette dernière forme d'argument prend un développement énorme. On ne se contente pas d'invoquer en général la pensée des Pères [^ twv àyiiov Ttatspojv cuvecrtç) ^ ;

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