P. G., XCI
.5 Cyrill., In loannis evang.,. IX (col. 210) ; Théodoret, Epist. CLI (col. 1440), CXLV (col. 1384).
on fait la théorie de cette preuve. Le Saint-Esprit parle par les Pères^: les Pères nous enseignent ôpOSç ts kaX àizkavoiç, et ils forment, dans l'Eglise, une succession, ininterrompue dans laquelle saint Cyrille; n'hésite pas, comme évêque, à se mettre lui-même 2. C'est l'argument de l'autorité de l'Église dispersée s'exprimant par ses pasteurs.
Aussi, de même que l'on a constitué des dossiers scripturaires, on constitue, en vue des controverses à soutenir ou des conciles à célébrer, des dossiers patristiques, recueils où chacun va puiserj qui passent d'un auteur à l'autre et qu'on s'efforce toujours d'enrichir 2. Saint Cyrille en avait préparé un qui fut lu à la première session du concile d'Ephèse"*. Les évêques orientaux, de leur côté, en compilèrent un autre ^'ils ne purent utiliser immédiatement, mais qui a passé en partie dans VEranistes de Théodoret. Ce dernier ouvrage lui-même en contient trois contre les monophysites^. Nous en trouvons im semblable dans l'ouvrage attribué à Léonce de Byzance contre les mêmes hérétiques^. La controverse monothélite en suscita de nouveaux. La lettre du patriarche Mennas à Vigile, au dire de Sergius, aurait déjà réuni des textes, en faveur d'une unique volonté en Jésus-Christ '. Ce qui est certain, c'est que le patriarche Macaire présenta au sixième concile œcuménique — sessions cinquième et sixième — trois recueils de ce genre^^. Les
1. Cyrill,, AdV' Nestor., IV, 2 (col. 176) : },a),oûvTo; èv aÙToïç tov àytou îtveOjiaTOç.