‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 695 sur 1102 · Ibid., SwETE, 296 (col · texte numérisé non relu

Ibid., SwETE, 296 (col

-• 'H xat' eùSoxiav tôv çudEUv Evueri; jitav à[iispoxépb>v Ttp tîjç é(t6i>vu- {itaç ),ÔYt|) . èpYâÇeTai ttJv TcpocrriYoptav, t^v ôsXïjfftv, tyiv èvépystav, xry «ùOevTtav, ttIv Suvaffteîav, Tr,v ôeffitoTsîav, t>^ àÇsav, Trjv iÇoutriav, {J.viSEvi xpÔTCM Siapov|ji.évï]v êvbç àixipoTépwv xat' aûxrjv Trpoo-uîcou xai YEvo{j.£vov x«t XeYO|iévou. Swetk, 338 (col. 1012).

3. 'O ôè Tî); xaT ' eùSonCav Ivacrewç xpoiro;. à(T\iyy\3i:o\}^. çuXàTxwvcàç ouiiEiç y.a.1 àStaipéxœi; Ev àixopoTÉpwvTÔ irpôutoTtov ôetxvuaiv, xat jiîav tï^v ôeXtigiv, xai [lîav "riiv èvépyetav, {ie,Tà"ri5Ç;è7to[i.évïiç toûtoi; {J«âç.aù§£vTtaç, xal ôeaîroTeta;. Swete, 339 (col. 1013).

18 fflSTOIRE DES DOGMES.

dans le siècle futur, il reçoit l'adoration de toute créature, comme ayant avec la nature divine une union inséparable, toute créature lui rendant ses adorations à cause et en considération de Dieu i. » ^

Ainsi donc Tunion dans le Christ des natures divine et humaine — union que Théodore déclare avoir commencé avec la conception du Sauveur ^ et être indissoluble ^ — cette union est telle qu'elle fait participer la nature humaine à la dignité et à l'autorité divines, qu'elle la rend adorable comme Dieu et en raison de Dieu à qui elle est unie, bien plus qu'elle établit entre les deux natures l'unité personnelle. Une personne unique possède à la fois les deux natures, évoç à[jt.çoT£p(«)V... irpoawTTou x«i yevoasvou xcà XeYOfxévoo.

Cette dernière affirmation est capitale, et on la retrouve souvent sous la plume de Théodore. « Lorsque nous distinguons les natures, écrit-il, nous disons que la nature du Dieu Verbe est complète, et complète aussi sa personne, car on ne saurait dire qu'une hypostase est impersonnelle^; [de même nous disons] que la nature de l'homme est complète et complète aussi sa personne. Mais quand nous considérons l'union, nous àisons qu'il n'y a qu'une personne^. »

1. 'AvayopS 6cOÛ xaî èvvoîa Ttocor); aûxû T^çxTÎffEtoç tï]v TipoaxOvïjcriv ànovefJLoûffiii;. Expositio symboli, Swete, 329 (col. 1017).

i. 'Ev aÛT^ T^ SiaTi/dtdei, è$ aÙTiji; tTJî [x-i^Tpa;, De incarnat., Swete, 297 (col. 977); Epist.ad Dornnum, Swete, 339 (col. 1013) ; Contra Apollinar., Swete, 314 (col. 994).

3. Expositio symboli, Swete, 329 (col. 1017) ; Contra Apollinar., IV, Swete, 310 (col. 1000).

4. Oyôè yàp àupoffwitov êffxtv duôcxaaiv elusîv. A noter ici le sens du mot ûndaTauii;. Il est remarquable que ce mol dont le sens, au V" siècle, était en quelque sorte consacré en matière trinitaiie, pour désigner les personnes divines, oe retenait plus le sens précis de personne, dès qu'on l'employait dans d'autres sujets. Ici il désigne une réalité ou la nature concrète. C'est la signification qu'il coa<^ servera avec Nestorius;

5. De incamalione, VIII, Swete, 299,300 (col. 981); V, Swete, 292 (coi. 969, 970); XI, Swete, 302 (col. 983, 984).

LE NESTORIANISME. 19

il n'y a qu'une personne, et en conséquence il n'y a en Jésus-Christ qu'un seul fils et un seul seigneur :

« On ne confesse justement qu'un seul fils, puisque la distinction des natures doit être nécessairement maintenue, et l'union de la personne (rj toO izpoaé^ov ëvwatç) inviolablement conservée ' ». — « Nous ne disons pas deux fils ni deux seigneurs, car il n'y a qu'un Fils par essence, le Dieu Verbe, Fils unique du Père, dont cet [homme] qui lui est uni, et qui participe à sa divinité, partage le nom et la dignité de fils. Et le Seigneur par essence est le Dieu Verbe dont celui qui lui est uni partage également la dignité. Et c'est pourquoi nous ne disons ni deux fils ni deux seigneurs s. »

Donc, en Jésus-Christ dualité des natures, mais unité personnelle, unité de filiation, de seigneurie, de dignité, d'autorité, unité de grandeur adorable : c'est l'enseignement de Théodore, et il semble que rien ne lui manque pour être orthodoxe. Cependant, on a pu remarquer. déjà combien souvent, préoccupé de sauvegarder l'intégrité et l'inconfusion des natures dans l'union, l'auteur parle de ces natures comme de deux personnes complètes en soi. La nature humaine est aÙTo';, o&To<;, ô Xaf^êavouevoç : c'est Jésus qui lutte Contre la tentation et qui s'avance vers la perfection « mediante ei deitate ad perfectionem' ». C'est l'homme seul qui est le Jésus de l'histoire. Théodore dit sans doute que l'union entraîne entre les deux natures unité de volonté et d'action ((xia 6£Ar,aiç, {xia Ivépyeta) ; mais il faut bien se garder de prendre ces expressions dans le sens que leur donneront plus tard les monothélites, et qui d'ailleurs serait erroné. L'unité dont il est ici question est une harmonie purement morale : la volonté humaine se conformait à celle du Verbe, et

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