Livre d'Hér., p
LE NESTORIANISME. 27
quelque sorte les propriétés de l'autre nature, comme, dans un tison enflammé, le bois et le feu coexistent dans un même sujet *. Il ne faut donc pas distinguer numériquement et comme un autre et un autre le Verbe et l'homme qui fut son temple : Oux àXXoç ^v ô ôeoçAoyo; xal dfXXoç ô Iv c^ Y^Yovsv avôpwTtoç ^ ; il n'y a pas deux Christs ni deux fils : oôSè TcâXiv aXXoç ulôç koù aXXoç îraXiv : le même a deux natures, mais il est un : àXX' auToç 5 sfç 1(7X1 SncXoîlç, où TTi àÇicç àXXà -ty) çuaei^. Le Verbe ne fait rien sans son humanité^.
A cette personne unique possédant ainsi deux natures Nestorius ne donne pas les noms de Verbe et de Dieu simplement, noms qui désignent le Verbe àaapxoç, mais il réserve proprement les noms de Christ, Seigneur, Fils, même Fils unique qui, selon lui, désignent strictement le Verbe incarné : « Lorsque l'Écriture divine veut mentionner la naissance du Christ de la bienheureuse Vierge ou sa mort, elle ne dit point Dieu, mais ou bien le Christ, ou bien le Fils, ou bien le Seigneur, parce que ces trois appellations sont susceptibles de signifier les deux natures, tantôt celle-ci, tantôt celle-là, et tantôt les déux^. » Ce sont des vocables de la personne incarnée, et c'est pourquoi il ne saurait être question de deux christs, ni de deux fils, ni de deux seigneurs. « Il y a distinction de la divinité et de l'humanité, mais le Christ, comme tel, est indivis; le Fils, comme tel, est indivis; car nous n'avons pas deux christs ni deux fils ; il n'y a pas pour nous un premier et un second christ, un autre et un autre christ, ni un autre et un autre fils : c'est le même qui, étant