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unique, est double, non en dignité, mais en nature ^ » Jusqu'ici tout est correct dans cette doctrine de Nestorius, et Ton se demandera donc en quoi consiste son erreur. Elle consiste en ce qu'il explique mal l'unité de personne dans le Christ, et en ce qu'il ne sait pas de sette unité personnelle tirer les conséquences nécessaires.
Et d'abord, il est clair, par tout son langage, (jue Nestorius considère l'unique personnalité qu'il admet dans le Verbe incarné comme un résultat de l'union, et non comme la personnalité même du Verbe qui saisit l'humanité ^. Au lieu que l'unité de personne vienne, en Jésus-Christ, de ce que le Verbe, personne immuable, fait sienne notre nature, dès lors nécessairement impersonnelle, cette unité, dans la doctrine du patriarche, vient d'une jonction qui se serait opérée entre les personnalités respectives des deux natures. Il semble bien, en effet, que Nestorius ne conçoive pas une nature existant sans sa personnalité cohnaturelle ^. Le Verbe et l'homme apportent donc chacun la leur dans l'union. Dans cette union les natures restent ce qu'elles étaient ; mais les personnalités s'unissent au point de n'énformer qu'une, « le /?rosd/?(?/^ d'union », qui n'est ni celui du Verbe, ni celui de l'homme, mais du composé ^. En vertu de cette union des personnalités, le Verbe devient cet homme, et cet homme devient Verbe « en prosôpon », le Verbe et l'homme demeurant d'ailleurs « dans leurs natures ». « C'est dans le prosôpon qu'a