‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 718 sur 1102 · Mansi, V · texte numérisé non relu

Mansi, V

3. Ou plutôt Véglise Marie; cf. DncHEs-WK, Op. cit., p. 349, note 3.

4. On remarquera que, tandis que la lettre IV de saint Cyrille à Nestorius fut déclarée conforme à la foi, la lettre XVII, qui comprenait les -anathématismes, ne reçut pas d'approbation directe.

5. Ces passages étaient tirés de Pierre d'Alexandrie, saint Âthanase, ■Jules I et Félix l, papes, Théophile d'Alexandrie, saint Cyprien, saint

LENESTORIANISME. . 4»

— celle de vingt fragments de Nestorius tirés de ses œuvres ; et l'assemblée, assurée d'ailleurs que le patriarche persistait dans ses erreurs, prononça contre lui la sentence de déposition. Il fut déclaré « étranger à la dignité épiscopale, et à toute ; société sacerdotale ». Cent quatre-vingt-dix-huit évêques, auxquels quelques autres se joignirent encore un peu plus tard, signèrent cette sentence ', dont le peuple d'Ephèse accueillit la nouvelle par ses transports et ses acclamations.

Ceci se passait le 22 juin 431. Quelques jours apiîès, les légats du pape arrivèrent. La lettre de Çélestin qu'ils apportaient au concile^ était très ferme. Le pape n'entendait pas que Nestorius fût jugé à nouveau ; la décision du concile romain suffisait : celui d'Ephèse devait simplement la promulguer et la rendre œcuménique^. C'était déjà fait. Dans la troisième session (11 juillet), les légats, après la lecture du procès-verbal de la première session du concile, confirmèrent les mesures qui y avaient été prises, et une lettre synodale fut rédigée pour les empereurs, exposant la conduite de toute l'affaire et demandant pour les évêques l'autorisation de rentrer chez eux^. Avec la condamnation de Nestorius s'achevait l'œuvre doctrinale du concile d'Ephèse. Elle reçut un simple complément dans la sixième session par la réprobation d'un symbole attribué à Théodore de Mopsueste^, et par la défense que porta le synode de composer et de ré-

Âmbroise, saint Grégoire de Nazianze, Àtticus de ConstantiDople, Am< philoque d'Iconium. Les deux fragments cités sous le nom des papes Jules et Kélix sont apocryphes etviennent, en réalité, d'Apollinaire.

1. Trente-huit évêques s'étaient donc adjoints aux cent soixante membres présents au début de la session.

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