C'est VExpositio symboli dépravait, Swete, H
pandre d'autre formule de foi que celle des Pères de Nicée^
L'œuvre doctrinale du concile était achevée ; mais le difficile était delà faire accepter. Dès le 26 juin, avant môme que les légats fussent parvenus à Ephèse, Jean d'Antioche et ses évéques y étaient arrivés, et, se joignant immédiatement à quelques évéques dissidents, avaient tenu, au débotté, un conciliabule- qui avait déposé Cyrille et Memnon sous l'inculpation de violence et même d'hérésie, et excommunié les prélats qui avaient siégé avec eux. Quarante-trois évéques avaient signé cette sentence qui fut communiquée aux intéressés, aux empereurs et aux princesses, au clergé, au sénat et au peuple de Constantinople^. C'était la guerre déclarée, et il serait inutile ici autant que fastidieux d'en suivre en détail les péripéties. Chaque parti, condamnant ses adversaires, s'efforçait d'attirer à soi l'empereur et la cour ; et l'empereur, incertain, ne savait à qui donner raison dans une cause où trop de questions personnelles se mêlaient à la question de foi. Une chose fut cependant réglée : la déposition définitive de Nestorius, et son remplacement, sur le'siège de Cons-
i. < Le saint synode statne qu'il n'est permis à personne d'énoncer, écrire ou composer un autre [symbole de] foi en dehors de celui qui a été déOni par les saints Pères réunis à Nicée avec le Saint-Esprit. Ceux qui oseront composer un autre [sj'mbole de] foi, ou l'énoncer, ou l'oflrir à ceux qui, soit du paganisme, soit du judaïsme, soit d'une hérésie quelconque, veulent se conwrtir à la reconnaissance de la vérité, ceux-là [le concile statuejque, s'ils sont évéques ou clercs, ils seront éloignés, les évéques de l'épiscopat, et les clercs de la cléricature; que, s'ils sontlaïques, ils seront frappés d'anaihème » (Mansi, IV, .1301, 13G4). On sait que le concile de Chalcédoine fut le premier à violer celte défense en mettant en circulation le symbole dit de Consluntinople.