‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 728 sur 1102 · Col · texte numérisé non relu

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A l'occasion de son épître xlvi, 2, il répond à l'objection : s'il n'y a qu'une seule «pucriç incarnée du Dieu Verbe, il s'est opéré un mélange et une fusion des deux natures ; et sa réponse est telle qu'évidemment cpiiatç désigne pour lui une nature concrète indépendante, c'est-à-dire une personne •• Même observation pour le passage de la même épître (4), où il ne veutpas que l'on dise que Jésus-Ghrist a souffert tîî tputiei t^ç avep<o7roT7iToç2, Mais surtout 'C^tte conclusion ressort de toute l'attitude doctrinale de saint Cyrille. Si (puori; ne marquait pas pour lui la nature existant à part, on ne s'expliquerait pas pourquoi le patriarche d'Alexandrie voit toujours dans les ouo cpûcsiç de ses adversaires l'affirmation de deux personnes en Jésus-Christ, puisque lui-même admet de son côté l'existence en Jésus- Christ d'une humanité distincte et complète. Or, à cette humanité, quand il parle sa langue propre, Cyrille ne donne jamais simplement le nom de çOcriç^.

Ces observations préliminaires, on le comprend, sont capitales pour la vraie intelligence de la christologie cyrillienne. Entrons maintenant dans le détail de cette doctrine.

Au lieu de partir, comme les antiochiens, des deux natures unies, Cyrille, dans son exposé, part de la personne même du Verbe. Car c'est du Verbe qu'il s'agit toujours dans cette christologie, la personne de Jésus-Christ étant identiquement celle du Verbe, le Verbe, dans son état^d'incarnation, étant Jésus-Christ.

Ce Verbe est complet dans sa divinité, Iv ÔEÔTTiTt TÉXeioç : mais l'humanité qu'il prend et dans, laquelle il

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