‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 729 sur 1102 · Col · texte numérisé non relu

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3. Je dis quand il parle sa langue propre, car il est des circonstances où il a dû parler la langue de ses adversaires, surtout quand il a dû montrer qu'il admettait, lui aussi, l'iuconfusion des deux éléments dO Christ.

LE NESTORIANISMB. 63

existe est anssi complète, xarcd. ye tov t9î; âvOpwTcoTKjToç Xoyov, composée d'un corps et d'une âme raisonnable ^ Notre auteur rejette nettement l'apoUinarisme. S'il emploie fréquemment le mot aap^ pour désigner l'humanité de Jésus-Christ, c'est évidemment à la suite de saint Jean, i, 14, et non, comme il l'explique lui-même, pour exclure l'âme intelligente ^.

Le Verbe complet s'unit donc une humanité complète. Quelle est cette union? Pour la désigner, Cyrille se sert de différents termes, gvwcriç, auvSpofjiTi, cuvoSoç ^ ; mais celui dont il use le plus souvent est Evtoffiç. "Evoxriç marque l'acte même de l'union, Vunitio dont le qualificatif qui l'accompagne, oudixTi ou xaô' uTOCTafftv, indique le terme.

Cette union d'abord ne consiste pas en un simple rapport extérieur, une simple relation d'adaptation ou d'inhabitation établie entre le Verbe et l'humanité : où xaxà (juvatpEiav airXwç toç yo'JV Ixeïvoç (Nestorius) cp^jct, ttjv Oupaxev eTtivooujxÉvTjv, ïjtoi aj^exixTqv '*. — ÔetopeTç wç c^oopœ àXXÔTpioç IttI toïï Xpiorxoû ô tv]? IvoixV^ffetoç opo; °.

Mais, d'autre part, elle ne s'est pas faite par une conversion et un changement de l'un des deux éléments -en l'autre. Le Verbe ne s'est pas changé en la chair : ^ifo^s. càpÇ h Aoyoç où xaxoc (xexàffTaffiv rj xpoTCv^v ^ : il n'a pas formé son corps de sa substance divine, mais il l'a pris de Marie "^ . De même, comme nous le dirons dans un instant, la chair ou l'humanité n'a pas été

1. De recta fide ad reg., I, 13, col. 1221; De incarn. unigeniti, col. 1208, 1220 ; Quod unus sit Chfistus, col. 1292.

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