‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 737 sur 1102 · Anathem. y, coHn · texte numérisé non relu

Anathem. y, coHn

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de Marie, Marie a mis au monde un Dieu : elle est ÔEOTOJco;. On se rappelle que c'est la dispute soulevée par ce mot qui occasionna tout le conflit nestorien. Il faut rendre cette justice aux adversaires qu'ils comprirent immédiatement des deux côtés jusqu'où portait cette discussion en apparence purement verbale. Cyrille a consacré à justifier le ôeoToxoç deux traités en-» tiers, le Quod sancta Virgo Deipara sit et non ChristiparUy et le Quod heata Maria sit Deipara^ sans compter des portions considérables d'autres écrits, par exemple le livre premier de \Adversus Nestorii blasphemias, et la première partie du De recta fide ad reginas.

Une troisième conséquence tirée, par, Cyrille de sa doctrine est qu'en Jésus l'homme ne doit pas être adoré d'une unique adoration acec. le Verbe (ffOfATupoaxuvsïaôai), comme si cette adoration avait deux termes distincts, mais doit être adoré comme formant avec le Verbe le terme unique de l'unique adoration, puisqu'il est personnellement le Verbe incarné : 'Hfxeïç Se [xia Trpoffx-jvvîcei Ttjxav cîôtfffjiEÔa Tov 'EjUjxavoo^X, ou StîffTavxEç toïï Aoyou to

Enfin, dernière conséquence, Jésus étant un en personne, mais Dieu et homme, se trouve être médiateur naturel entre l'homme et Dieu : « [L'apôtre] l'appelle médiateur de Dieu et des hommes, parce qu'il est un des deux substances (wç Iç âi^çoTÉptov tSv oùatSiv Iva ovia).,. Il est donc médiateur de Dieu, parce qu'il est de la même substance que le Père; et il est encore médiateur des hommes, parce qu'il participe complètement, bien que sans le péché, à la nature humaine^. »

i. Adv. Nestor, blasph., II, 10, col. 97; 13, col. 109, 112; IV, 6, col. 204; De recla fide adreg., I, 6, col. 1203; Anathem. VIII, col. 121.

3. QuodD. Maria sit d-ipara, 12, col. 269; De incarn. unigen,, col. •45.

v;LE NBSTpRIANISMÉ. 73

Telle est, dans ses lignes principales j. et dans un exposé trop maigre pour rendre le souffle puissant qui traverse les puvrages' du patriarctie d'Alexandrie, la conGeptiôn, que saint Cyrille : se faisait de l'unité du Christ et du mystère de l'incarnation. On ne peut nier que la personne du Verbe n'y occupe la première et la plus grande place; que l'humanité au contraire n'y paraisse effacée et comme sacrifiée. Mais c'est aller trop loin que de prétendre, ainsi qu'on l'a fait (Dorner, Loofs, Harnack), que, dans le système de Cyrille, l'humanité de Jésus-Christ n'est pas une humanité vraie, une substance humaine solide et individuelle, mais seulement le groupement des propriétés essentielles de l'humanité qui auraient paur centre et pour support •la substance même du Verbe;* . Cette opinion, qui repose survune fausse interprétation du mot iputfi; dans Cyrille, va contre les affirmations formelles du patriarche. Il dit et répète qu'il y a eu, dans l'incarnation;, aiivoSoç: TTjjaYfjiaTOiJv ^youv ÔTToaTicffewv^, que le Fils est un Ix Suoïv TcpaytiicicToiv^ : et, s'adressant à Théodoret, qui a parlé de la forme (fji«p<p^) de Dieu qui a pris la forme du serviteur, il remarque que ces formes ne se sont pas unies sans leurs hypostases (8ix.« '^'*v &7i:o(iTa(jeu)v), sans quoi on n'aurait pas une vraie incarnation (ïva Xal 5 T^ç IvavôpwTn^ffewç Xoyoç àXriOwç Ye^écôai tcwtsuyj-

Mais enfin, dira-t-on, Cyrille n'admet en Jésus^ Christ qu'une seule çucriç après l'union. Cela est vrai, et il est vrai par conséquent que si l'on ne regarde qu'aux mots, Cyrille est monophysite. Cette consta-

1. Dans ce système, il n'y a pas enhypostasie de la nature, il y a inaubstantiation des propriétés humalaes dans le Yerbci

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