‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 736 sur 1102 · J. LEBOîi, Le monophysisme sévérien, p. HO et suiv · texte numérisé non relu

J. LEBOîi, Le monophysisme sévérien, p. HO et suiv

4. De recta fide ad reg., II, 16, col. 4353 ; Quod unus ait Chrîstus, col. 4309; Adi). Nestor, blasph., 1,6; II, 3; IV,6, col. 44, 73 el suiv., 20 jet suiv.; Epist. XL, col. 496; XLV, col. 232;XLVI, 3, col; 244. Cyrille pousse si loin cette loi qu'il évite continuellement de donner l'humanité en Jésus-Christ

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mais il use aussi de la seconde. Car, ajoute-t-il, il s'est fait comme un mélange des propriétés de la divinité et de l'humanité unies, chacune d'elles devenant participante, dans l'union et par l'union, des propriétés de l'autre élément: waicep àXXiiXoiç àvaxipvàç (ô Aoyoçj^'Tà tSv œuffewv îStwfxaxa^ . « Il faut donc reconnaître que [le Verbe] a donné à sa propre chair la gloire de l'opération divine, en même temps qu'il a fait sien ce qui est de la chair, et qu'il en a revêtu sa propre personne par l'union de l'économie ^. » Ainsi, la chair devient vivifiante comme le Logos lui-même, et elle est associée à la mission active du Saint-Esprit 3. Mais Cyrille remarque bien d'ailleurs que cette façon de parler n'est légitime qu'à la condition de considérer la divinité et Vhximainité dans l'union* ; car la divinité elle-même n'a pas souffert ; le Verbe de Dieu pris à part n'est pas né de la Vierge ; il n'a été n:i garrotté, ni meurtri, il n'est pas mort : il était aussi impassible dans la Passion que l'est la flamme dans laquelle est plongé un fer rouge que l'on frappe : le fer est touché, mais la flamme, non^.

Une seconde conséquence de l'unité de personne en Jésus-Christ est qu'en lui il n'y a qu'un Fils, lequel étant identique au Verbe, Fils de Dieu, est donc fils naturel de Dieu (uîov Iva xat cpùdei) ^. Mais, d'autre part, ce même Verbe incarné, parce qu'il s'est approprié tout ce qui est de sa chair, est devenu fils, par nature,

comme sujet ou régime direct dès actions Dupassions de Jésus-Christ. C'est le Verbe qui agit et qui souffre (ïapxî.

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