Mansi, vr
3. Mansi, VI, 74S. Il s'agissait toujours de la fameuse formule apollinarisie mise sons le nom de saint Atlianase.
IUhsi, VI, 748.
84 HISTOIRE DES BOGMES.
ipsènovit et voluit^ ». Ges derniers mots sont vagues f mais les premiers écartent l'idée que le Verbe se soit lui-même transformé en la chair, et qu'il n'ait pas pris sa chair de la Vierge. Ils écartent même l'idée d'une fusion du Verbe et de la chair en une nature mixte, car cette fusion ne se serait pas produite sans un changement dans la nature du Verbe. Resste donc l'idée d'une divinisation de la chair prise de Marie, divinisation qui l'aurait plus ou moins transformée en la nature du Verbe. Une erreur analogue était certainement soutenue par quelques esprits au temps d'Eutychès. Dans son EranisteSj écrit vers 447, Théodoret, au dialogue I, Inconfusus, fait expliquer par l'interlocuteur monophysite la façon dont il entend l'unité de nature en Jésus- Christ, et cette explication est la suivante : « Je dis que la divinité est demeurée [ce qu'elle était], et qu'elle a absorbé l'humanité » , à peu près comme l'eau de la mer dissout et absorbe une goutte de miel qui y serait tombée ; non pas, ajoute l'hérétique, que l'humanité ait été anéantie dans son union avec la divinité, mais parce qu'elle a été changée en elle : oux à(pavt(r(xov
T^Ç XvjÇÔElffYlÇ (pUffECOÇ "ki'fO^VI , (xXXà TViV EIÇ 6eoTr]Toç ouffiav
fiexaêoXïîv'^. Il se peut qu'Eutychès ait conçu les choses de cette façon ^. Mais on comprend que la négation de la consubstantialité de la chair de Jésus-Ghrist avec la nôtre ait ouvert le champ à toutes les hypothèses, et que Théodoret ait pu accuser Eutychès de nier l'incar-^ nation ex virgine *, et saint Léon le soupçonner de docétisme ". Si l'humanité de Jésus^Christ en effet n'était
d. HaKsi, V, 1016.