‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 752 sur 1102 · La voir dans Mansi, VU, 116; Hahn · texte numérisé non relu

La voir dans Mansi, VU, 116; Hahn

L'EUTYCHIANISME. «5

nimement un seul et même Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ, complet quant à la divinité, et complet quant à l'humanité, vraiment Dieu et vraiment homme, [composé] d'une âme raisonnable et d'un corps, consubstantiel au Père selon la ijjyinité, et consubstantiel à nous selon l'humanité, semblable à nous en tout hormis le péché ; engendré du Père avant les siècles selon la divinité et, selon l'humanité, né pour nous et pour notre salut dans les derniers temps de la Vierge Marie, mère de Dieu : un seul et même Christ, Fils, Seigneur, Fils unique, en deux natures, sans mélange, sans transformation, sans division, sans séparation; car l'union n'a pas supprimé la différence des natures : chacuiie d'elles a conservé sa manière d'être propre, et s'est rencontrée avec l'autre dans une unique personne et hypostase. [De même, Jésus-Christ n'a pas été] partagé ou divisé en deux personnes, mais il n'y a qu'un seul et même fils. Fils unique, Dieu Verbe, le Seigneur Jésus-Christ, selon que les prophètes jadis [nous l'ont annoncé], que le Seigneur Jésus-Christ nous l'a enseigné lui-même, et que le symbole des Pères nous l'a transmis i. »

Cette formule n'offrait pas sans doute l'ampleur d'exposé de la lettre du pape, et, sur l'activité propre aux deux natures, était moins explicite; cependant,

1. 'Etojjlevoi toîvuv toTç àY'°'î iraTpàcriv îva xaî TÔvaùtèv ô|xoXoyeTv uîàv Tov xûptov :^(iffiv 'Iriffoûv XpiffTov (Tutiçwvtoç ôtiravxeç âxSiSàaxo|j,EV, T^ÀEtov TÔv aÛTÔv èv 6e(5xï]ti xat téXeiov xbv aÛTÔv èv âvôpajuoTifiTi, 6êov «).ï)6t5ç xal Av8otùitov àXriOcô; tôv aÛTÔv, ex ij^ux^î Xoyixïj; xal c<Si\Laxoç, ôfiooùfftov T«p iratpl xatà t:^v ÔEÔXYjTa, xal éiiooûfftov tèv aÛTov ^diiv xatà T?lv àvOpund'niTa, xatà . tcwtol ôjiotov :^jaÎv x^ptç àiiapTiaç- îrpo altàvtùv jiàv ÈXToO narpàç YEVVïiôÉvxa xbttà tt^v âEÔTïiTa, ètt' è^x^'^wv Sa Twv i^iJLEpwv TOV au tov ôi' rj{i.ôç xal 8ià t^v :^(iExÉpav «rwmpCav Ix Mapc'a; xfiç mapôévou tîJ; flEOTÔxou xaxà t^v à\Qp(ùn6'^roi, ëva xal xàv aÙTov Xptffxôv, ul6v, xûptov, (lovoyEvîj. èv 6ûo çûffetriv àffuyxuxmç, àxpéîîtwî, âSiaipéxwç, àx«»ptoxM; YVwptÇôiAEvov* oôSajioû Xïj; tûv çOoewv SiaçopSç av^gpTjpiÉVïiî Stà xyjv ëvtofftv, va>Ço(ji,ÉvY]; 5è [JiâXXov xîSc lôiôxïjxo; îï]? êxaxépaç çûffEci); xol. elç Ev irpdffWTiov xai jiCav (moaxaai^ ouvxpExoû- <r(];, oûx eli 8ûo npôdcona (tEptÇ6(ji£vov 9i Siatpou(i,Evov, àXX' Iva xal xôv aûxàv utàv xal (iovoYSvyj , Osbv Xôyov, xvpiov 'iTjdoyv Xp'ffxôv* xaSâirep àvwOsv ol iipoipr,xat TtEpl oûxoû xal aûxà; 'i^lJiâc dxûpto; 'It](joûç Xpicrxbç ÈfeTtaîSEUffE xal xb xûv iraxEptov ^iiïv irapaSéStoxE oûfiêoXov. — On remarquera que le texte des actes actuels porte êx Sûo çûffEMv au lieu de èv 8up çucrEcnv. Mais cette dernière leçon est sûrement la Vraie, Cf. HAnn, loc. cit., p. 166, note 34; Hefele-Leclercq, II, a, p. 723, no^e 1.

«Ile coupait court à toute ambiguïté et donnait satisfaction aux légats, qui, d'ailleurs, avaient concouïu à sa rédaction. Elle fut souscrite par trois cent cinquante- -cinq signataires.

A ses décisions sur la situation des personnes et sur les questions de foi le concile ajouta enfin des «anons disciplinaires ^ . Le plus important et le seul qui nous intéresse ici est le xxviii^, qui donnait au patriarche de Constantinople le second rang après le pape dans l'Eglise, et rangeait sous son autorité les diocèses du Pont, de l'Asie proconsulaire et de la Thrace, dont les métropolitains devaient être sacrés parJui^.

Ces travaux terminés, le concile écrivit au pape^ pour lui exposer ce qui avait été fait, et lui demander d'approuver sui'tout le canon xxviii contre lequel le légat Lucentius avait protesté comme contraire aux prescriptions de Nicée et attentatoire aux droits des métropolitains susdits''. Le pape fit un peu attendre sa réponse : certains actes d'Anàtolius l'inquiétaient, et il était bien résolu à repousser le canon xxviii. Mais, apprenant que son silence était interprété par les adversaires du concile comme un désaveu de ses décisions, il adressa aux évêques qui y avaient pris part la lettre cxiv, du 21 mars 453, dans laquelle il déclare approuver personnellement ce que le concile général — c'est le nom qu'il lui donne — a décidé s«r la foi

\. On les rapporte à la quinzième session, mais on n'est pas sûr du înomeat précis oùils furent votéff.

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