‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 760 sur 1102 · Col · texte numérisé non relu

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lOJ HISTOIRE DES DOGMES.

s'il l'avait été dès le commencement du conflit, ou s'il ne l'était pas plutôt devenu par suite des lumières que la controverse lui avait apportées. Une faut pas oublier, en effet, son obstination à soutenir jusqu'au bout ]^estorius et Théodore de Mopsueste, ni oublier qu'il a été condamné par le Y" concile général pour ses écrits « contre la vraie foi, contre le premier et saint synode d'Éphèse et contre saint Cyrille et ses douze anathématismes, et pour tout ce qu'il a écrit en faveur de Théodore et de Nestorius » (canon xni).

Le P. Garnier a examiné la question dans ses dissertations sur Théodoret*, mais en s'appuyant surtout sur les actes de sa vie et sur l'autorité de témoignages extérieurs. 11 ne la tranche pas, bien qu'il penche visiblemwit à conclure contre notre auteur. A son tour, M. Bertram a repris cette étude de plus près et d'après les textes^. Sa conclusion est que l'évêque de Cyr ^ réellement, dans le principe, partagé l'erreur de Nestorius, et qu'il ne s'en est dégagé que plus tard, vers 435 peut-être. C'est la conclusion que l'on peut admettre, mais, je crois, en l'adoucissant beaucoup. Théodoret approuvait, sans aucun doute, le dyophysisme énergique de Nestorius, et lui-même s'est servi parfois, pour traduire cette doctrine, de formules incorrectes et d'expressions exagérées. Ces formules se rencontrent plus nombreuses et plus violentes dans le traité De incarnatione DominP, qui est de 431-435, et dans la critique des anathématismes qui est vraisemblablement de 430. Elles s'adoucissent et disparaissent presque entièrement dans VEranistes, qui date de 447 environ, dans V Haereiicarum fabularum coiii'

i. Dissert, ni, cap. ii, P. 6., LXXXIV, 401 et suiv.

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