‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 763 sur 1102 · P. L., LXni, 443 et suÎY. ; cf · texte numérisé non relu

P. L., LXni, 443 et suÎY. ; cf

L'EVOLTJTION DU MONOPHYSISME. lit

■ville impériale rimitèrent. Sévère d'Antioclie, qui parvint à s «nfuir à Alexandrie, reçût pour successeur- Paul II (519-521) ; Phiîoxène fut «xilé. A Jérusalem j. Jean fut maintenu. En Egypte on ne put rien faire.. Ainsi se termina, en 519, ce premier schisme, qui préludait malheureusement à des scissions plus durables. Les règnes de Justin I (518-527) et de ses successeurs, Justinien (527-565), Justin II (565-578), Tibère lî (578-582) et Mtfiurice (582-602), constituèrent, pour l'orthodoxie chalcédonienne, une période de triompheofficiel, encore que fort troublée, nous le verrons, par les caprices théologiques de Justinien et les intrigues de Théodora* .Les monophysites avoués furent écartésdes grands sièges, et à Alexandrie on put installer ua patriarche catholique «n face du ou des patriairches que les dissidents y maintenaient. A un moment donné même, vers 548, la hiérarchie monophysite faillit s'éteindre dans l'empire, si sévères étaient les mesures prises par Justinien pour empêcher que les évoques suspects fissent des ordinations. Un moine ordonné évêque d'iidesse en 543, Jacques Baradaï, la sauva. Pendant trente-cinq ans, il parcourut l'Orient tout entier, encourageant les fidèles duparti, sacrant des évêques et réorganisant partout les communautés. iQuand il mourut, en 578, une Eglisomonophysite, inâéj)endaute de l'Église officielle et possédant, comme à Antioche, ses chefs à elle, à côté des chefs catholiques, existait par tout Tem-r pire, mais était forte surtout dans trois centres, en/ Egypte, dans la Syrie mésopotamienne et en Arménie. C'est l'Église appelée, de son nom, Jacobite. L'unitéassurément li'en était pas complète, nous allons le dire, et plus d'un schisme, plus d'une dissension doctrinale

1. J. MASPERO, Histoire des patriarches d'Alexandrie, «18-616, Paris- 1823,

la déchirait déjà. Mais elle joua, et pendant longtemps encore, un rôle important dans l'empire, résistant à toutes les avances comme à toutes les persécutions, et produisant dans l'ordre littéraire, théologique et historique des œuvres dont l'intérêt reste très grand pour nous.

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