Contre Sergius, Lebon, p
^. P. G., LXXXVI, 2, col. 1H48 \ ; Lebox, p. 294, 295.
422 HfôTCttRE, DES DOGMES-
fois et. la; séparation et le mélange. Ainsi la, cpjuaiç du Verbe,. en devenant ffeoafxtofjiévTi,^ devient^ au même titre, cuvÔETo; : elle s'adjoint une humanité qui, ne subsiste pas en soi, mais, dans le Verbe, tout en restant d^ailleurs une vraie humanité ^. De ce fait, cette tpÛŒiç ne devient pas StTT^ûtlç ni SiTr4 : elle comprend simplement, dans Tordre de l'existence, un nouvel élément qu'elle ne comprenait pas d'abord : y.iou çûaiç xoïï Ôsoïï Aoyou -«ffapxwf/ievri ^.
Qr, si, l'humanité et la divinité persistent sans changement dans l'union, il s'ensuit que le Christ est en même temps consubstantiel au Père par sa divinité et <îonsubstantiel à nous par son humanité. Les monophysites dont nous parlons, et Sévère en particulier, acceptent cette conclusion sans hésiter : la double consubstantialité du Christ est pour eux un dogme : ■ils condamnent Eutychès qui l'a nié, et se donnent beaucoup, de mal pour justifier Dioscore d'avoir innocenté le vieil hérésiarque au brigandage d'Éphèse. Dioscore, disent-ils, ne l'a fait que parce qu'il a été 1,rompé sur la foi d'Eutychès^.
Mais dès loj?s, et si l'on peut distinguer dans le Christ l'oùffia divine et l'oôdia humaine noa confondues, comment n'y pas reconnaître deux natures ? C'est l'objection que presse contre Sévère un chalcédonien quelque peu équivoque, Jean le Grammairien ^,.et qui va le forcer à rapprocher sa terminologie de celle de Chal- •cédoine, mais sans sortir pourtant de son système.
4. Doctrina, Diekxmp, p. 309 et suiv. V. la correspondance avec Sergius, Lebon, p. 321.