‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 771 sur 1102 · Chabot. Documenta, p. 18 ; Lebon, p · texte numérisé non relu

Chabot. Documenta, p. 18 ; Lebon, p

3. Mai, Spicileg. rom., X, 212; Classici auctores, X, 411; Ledon, p.

4. Chabot, Documenta, p. is; Mai, Spicil. rotn.,\. 172; Lebo.n. p. 184.

5. Sévère, bien entendu, Tait commencer l'union avec la conception ; mais il n'a pas cru d'ailleurs que Jésus-Christ ait été parfait comme ho<iiiiie des le premier instant : < C'est un germe, puis un homme, puis un fruit >, dit-il (Mai, Class. auct., X, 412). Philoxéne était dans les mêmes idées : pour lui, l'animation du corps était postérieure & la couception. V. LsitOMt p. liKi.

L'ÉVOLUTION DU MONOPHYSISMB. 121

natures des clialcédoniens, il ne veut pas davantage d'une union qui serait un mélange et une confusion des deux éléments divin et humains : ta il Sv «Tç Ô Xpt<rcoç Iv T^ ffuv6i«rei tsXeiwç xat â^suaxbiç &cpscTï}xev ^ : et encore : tJiîi wv 'EafjiavouJiX û'^ear^xei xa\ [astoc xy)v Ivtofftv où titpamat, uips'ffTvixe Ss Iv T^ Ivwffst 2. On sait qu'il a soutenu toute une polémique à ce sujet contre Sergius le Grammairien, qui ne parvenait pas à comprendre comment il n'y avait, après l'union, qu'une nature dans le Christ autrement que par une confusion du Verbe et de la chair. Sévère jcondamne hautement cette « folie des synousiastes » , comme il l'appelle '. Il ne veut pas que l'on dise que l'Emmanuel est d'une seule substance, qualité et propriété, [/iSç oùaïaç te xal tcoiôtyitoç xoi §voç îStojfjioToç; que la chair animée d'une âme raisonnable est devenue avec le Verbe fxiSç oô<riaç xal {xta; Ttoio- TYlioç-*. Il s'accorde, dit-il, avec les nestoriens pour reconnaître une différence entre la chair et le Verbe ^. Ntfn, il n'y a pas confusion des substances. Et la comparaison même de l'union du corps et de l'âme si souvent apportée par Sévère, et prise de saint Cyrille, le prouve, car cette union a bien pour terme une çôatç unique, mais elle exclut tout mélange (xoSffiç) des éléments qu'elle rapproche ^.

Cependant, s'il n'y a pas mélange ou fusion, il y a « synthèse », cuvOeaiç. La synthèse ou composition est cet état dans lequel les composants restent sans changement, ne sont pas combinés, mais n'ont pas d'existence à part, ne sont pas iSiodutïTccToi "^ : elle exclut à la

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