Doctrina, Diekamp, p. 309^310; Lebon, p. 4ol et suiv
de là que, s'il y avait dans le Christ deux volontés, il y a.vait aussi deux natures.^ Pour Sévère, la question doit s'envisager de tout autre façon^ On peut et on doit admettre dans, le Sauveur des actes divers de volonté, les uns conformes aux faiblesses de l'humanité, les autres conformes au vouloir divin, comme il s'est vu dans la scène de l'agonie au jardin : mais on doit les rapporter au même sujet, au Yerbe incarné qui produit ces divers actes, qui veut, àç avOpwiroç et àç Osôi;. Le patriarche d'Antioche ne s'occupe pas directement de la faculté de vouloir : il s'occupe des actes, ou, s'il s'occupe de la volonté comme puissance de vouloir, c'est pour prononcer qUedans le Christ elle est unique, puisqu'il n'y a en lui qu'un sujet voulant, comme il n'y -a qu'un sujet agissant : « Les saints et sages Pères, ^crit-il, ont enseigné qa'il n'existait [dans le Christ] qji'une seule activité et xme seule volonté divine, et selon sa divinité et selon son humanité ^. »
Telle est en résumé la doctrine christologique professée par Sévère d'Antioche. J'ai dit qu'elle ne lui appartenait pas exclusivement, et. qu'elle était celle de tout un. parti, de la portion de beaucoup la plus nombreuse, la plus intelligente et la plus influente des monophysites"^. Mais il est clair aussi qu'elle ne fait ^ue reproduire, en en précisant certains traits, celle 4e saint Cyrille^ Les mots sont pris dans le même