‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 777 sur 1102 · Lebom, p · texte numérisé non relu

Lebom, p

3. SLu(si, X, 1117 ; Doctrina, Diekamp, p. 310, et, les textes cités par Xebon, p. 461 et suiv.

3. Il serait aisé cl& l'établir en citant les textes des sèvériens que i!ai nommés plus haut. Deux surtout, Timothée .filune et Philoxène de Ittabboug^ nous en fourniraient d'abondants. Lesiimites de ce volume ne me permettent pas d'entrer dans ce détail,;.mais on trouvera cette démonstration très bien, faite et ces textes largement cités dans le livre de M. Lebon^ auquel je suis déjà si redevable pour ce chapitre- Sur Timothée en- particulier, voir L'ai-licle du même auteur : La cliristologie de Timothée jElure d'après les sources syriaques inédite$,i&^i ia Revue d'histoire ecclésiastique^. IX (1908), p. 677-702.

L'ÉVOLUTION DU MONOPHYSISME. 127

sens, les: formules sont les mêmes, l'enseignement est identique, un dyophysisme de fond qui ne veut pas s'avouer, avec un monophysisme de langage presque absolu '. Seulement, entre saint Cyrille et Sévère ou, si l'on veut, entre saint Cyrille et Timothée, un grand fait s'est produit dont ni Timothée ni Sévère et leurs amis n'ont tenu compte. Le concile de Chalcédoine a prononcé que Jésus-Christ est en deux natures, et par là il a fixé, en même temps que le dogme, le sens des mots qui le traduisent exactement. Dès lors, ce qui était excusable chez Cyrille ne l'est plus chez nos auteurs. L'Eglise a dû regarder ces monophysites comme hérétiques et les traiter comme tels. L'histoire, en admettant qu'au fond ils pensaient juste, est bien obligée de regretter leur entêtement et leur rébellion.

C'est du monophysisme sévérien que sortit l'opinion particulière des agnoètes^. Libérât a rapporté^ que le patriarche Timothée il d'Alexandrie (520-536) ayant embrassé, sur la question de la corruptibilité du Christ, l'opinion de Sévère d'Antioche, un de ses diacres, Themislius.. conclut que, si Jésus-Christ avait

1. C'est la conclusion, formulée déjà par M. Harnack (contre Loofs), qui se dégage de l'élude minutieuse de M. Lebon : « La doctrine mouo|ihysLte de l'incarnation,, écrit-il, même et surtout dans la forme scieiitiOque qui lui fut donnée par Sévère, n'est rien d'autre que la cliristokigie cyrillienne. Sévère en lutte avec les Grammairiens, c'est Cyrille s'expliquant et se défendant après l'union de 433» (Inlroduct.^ p. XXI). V. aussi l'article de F. Kac, Dans quelle mesure les Jacobites sonl-ils monophysites? dans la Revue de l'Orient chrétien, tom. ï (190S), p. 113 et suiv.

2. Sources : Le traité De sectis, Act. V, 6; X, 3 (P. G., LXXXVI, 4, coi. 1232, 1261) ; Timothée,, De reeeplione haereticorum (P. G., id., coL 41, 58) ; EuLOGics d'Alexasdjue daus Photius, Bibliotheca, cod. 230 (P. G., cm, l,80et8uiv.); Libérât, Breviarium, 19 {P. L.,. LXVIU, 10a4).; Saint Grégoiiie LRGaAHD, Eptst., lib. X, epist. XXXV et XXXIX (P. L., LXXVII). V. J. Lebreton, Les origines du dogme de la Trinité, Paris, 1910, p. 4^ et suiv.

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