i280B, 1304Ba 3. 1, 12«0 D
4. Oûôè ô Aôyoç xÉXeio; XpiffTÔç, xiv xéXeioç eïï] Seôç, ^ii t?,« àvôpwirdTri-ro; orÛTôJ ffuvTETaYfiévvi;- ovze y| >^yjj riXeioç àvôpioîtoç, xàv Te),stav iX~^ oùffîav, [Lri loO ffW(iaToç aOx^ cruvemvooufiévou (l, 1289). Léonce force ici la note. Le Verbe àaopxoç n'est pas en effet tout le Christ, mais il n'en est pas non plus une partie proprement dite, car il n'est pas perfectionné par runion : et c'est pourquoi il garde sa personnalité.
LES TROIS CHAPITRES. i5T
sonne. Aux monophysites, et aux sévériens en particulier, il faisait remarquer que si les caractères spécifiques de la nature humaine, to Xoytxov xal çôapTov eTvai,. se sont trouvés en Jésus-Christ — ce qu'ils concédaient, — il faut bien admettre qu'il y a eu en lui une çufftç humaine, et par conséquent deux natures * . Et qu'on n'objecte pas l'exemple du corps et de l'âme, qui ne forment dans l'homme qu'une nature, pour conclure qu'il n'y a non plus qu'une nature dans l'Homme- Dieu. Le résultat de l'union de l'âme et du corps en effet n'est pas seulement un individu t\< (ïv&pwTcoç : c'est une espèce, une «puatç caractérisée, une nature à laquelle plusieurs individus peuvent participer; et comme on peut attribuer à chacun des individus ce qui est de la nature ou de l'espèce, on peut dire de chaque homme qu'il est fjtta cpuoriç, bien que le corps et l'âme gardent en chacun d'eux leur îSk^tkiç. Mais en Jésus-Christ il n'en va pas de même. Le résultat de l'union en lui n'est pas une nature christique, xP^az6-n[ç, eïSoç XptffTÔjv, qui puisse être participée : c'est forcément un individu, une hypostase unique, incommunicable. Il n'est donc pas fA^a«pu<r«ç, il est jjiia uTtodTaoi; ^. Il n'existe que trois cas, ajoute Léonce, où l'on peut parler de fA^a «puct; : 1° relativement à l'espèce; 2° relativement à l'individu en tant qu'il participe à l'espèce; 3° lorsque de deux natures, par le mélange, s'en forme une troisième différente des deux autres, il êTeposiSSiv itepoeiSéç. Le cas de Jésus-Christ ne rentre dans au- , cund'eux^.
Restait un dernier argument de Sévère : si l'on admet deux natures dans le Christ, il faut admettre deux IvEpystat, ce qui conduit à admettre deux per-