‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 796 sur 1102 · P. G; LXXXVI, 2, col · texte numérisé non relu

P. G; LXXXVI, 2, col

LE MONÔTHÉLISME. 16t

du moine Eustathe^ et de Jean de Scythopolis^. On parlait déjà de}*ialvépYei« et de pa ôsXvjffiç à Alexandrie^ vers l'an 600 ; et le patriarche Eulogius (580-607) avait dû réfuter ces erreurs 3. Mais il est probable que, restant dans le domaine théologique, la controverse n'aurait été considérée que comme un incident secondaire de la dispute monophysite. La raison politique vint lui donner tout à coup une ampleur inattendue.

Héraclius avait à défendre l'empire contre les Perses et les Arabes "*, et telle était la force des haines confessionnelles dans les provinces où dominaient les monophysites que l'empereur pouvait craindre que les^ dissidents ne favorisassent les envahisseurs au lieu dfr les repousser. Il -importait donc souverainement de trouver une formule de conciliation sur laquelle orthodoxes et hérétiques pussent s'entendre et sceller, aveo la paix religieuse, l'union contre l'ennemi commun. L'empereur crut l'avoir découverte dans la formule de l'unique opération dans le Christ. Un homme, qui lui était dévoué et en qui il avait pleine confiance, lui aiderait, pensait-il/ à la faire accepter de tous : c'était lepatriarche de Constantinople, Sergius.

Probablement, Sergius y avait déjà pensé de luimême. Une série de conférences et de lettres se succédèrent pour réaliser le plan conçu. Dès 619, Sergiusécrit à Georgeg Arsas, paulianiste d'Alexandrie, pour lui demander de lui envoyer les textes des Pères parlant d'une seule IvépYeia dans le Christ, afin de pouvoir,, sur cette formule, conclure l'union des paulianistes-

i. Epist. de duab. naturis, ibid., col. 909 6.

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