‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 805 sur 1102 · Mansi, X, 11S(M162; HAHN · texte numérisé non relu

Mansi, X, 11S(M162; HAHN

HISTOIRE DESl DOGHES. — III. U

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ment au dyothélisme, expira le 13 août 662 : c^était îa persécution.

A Rome cependant, Eugène avait succédé à Martin dès le 10 août 654 ^ Il essaya d'un accord, et envoya à Constantinople des apocrisiaires. On les circonvint si bien qu'ils acceptèrent une .doctrine hybride reconnaissant en Jésus-Christ trois volontés, deux naturelles et une hypostatique^. C'était toujours mettre dans le Verbe le principe de l'activité humaine du Sauveur. A leur retour à Rome, ils turent très mal reçus. Mais Eugène mourut le 2 juin 657, et sous le règne de ses successeurs, Vitalien (657-672), Adéodat (672-676), Donus (676-678), une sorte de modus vivendi^ fondé sur un silence réciproque, s'établit avec Constantinople où les patriarches ne faisaient que passer.

Une fois encore, la mort de l'empereur dénoua la situation. En 668, Constantin IV Pogonat succédait à Constant II assassiné. Une pressa pas l'acceptation du Type, et dès 678 demanda au pape — qui depuis le 27 juin de cette même année était Agathon — d'envoyer à Constantinople des délégués, pour examiner pacifiquement et de bonne foi la question en litige.

Agathon voulut que ses envoyés emportassent vraiment avec eux la décision de l'Église d'occident et, pour cela, fit tenir dans les dijfîérentes provinces des conciles dont quelques, documents nous sont restés ^. Lui-même en tint un à Rome de cent vingt-cinq évêques, vers Pâques 680. Puis, à leur départ, il remit aux délégués, deux lettres, l'une écrite en son nom personnel à l'empereur et à ses deux fils'*, la seconde écrite airs mêmes destinataires au nom du pape et des évê-

1. Le pape Martin, qal avait connu son élection, n'avait pas protesté.

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