MansIjXI, 286-315: P. X,., ibid
laquelle on discuterait à l'amiable l'affaire monothélite. Mais, contre toute attente,l6s deux patriarcatssusditspurent être représentés par des fondés de pouvoir. La conférence se trouvât ransformée en concile, le VI* général'.
Il dura du 7 novembre 680 au 16 septembre 681 et compta dix-huit sessions. Le procès-verbal de la première porte quarante-troissignaturcs, celui de ladix-huitième en porte cent soixante-quatorze .Les légats du pape sont nommés et souscrivent avant Georges, patriarche de Conslantinople. Ce fut d'ailleurs un concile de critiques et de paléographes. On y vérifia l'authenticité et l'intégrité des textes allégués; on compara les manuscrits; on remonta aux sources. Les bibliothécaires, archivistes, copistes y jouèrent un rôle considérable. Ces précautions ne furent pas toujours inutiles.
Le récit détaillé de ces opérations n'entre pas, on le comprend, dans l'objet de ce volume : nous ne relèverons que les incidents plus significatifs. Les leaders de l'opposition monothélite étaient le patriarche d'Antioche, Macaire, le moine Etienne son disciple et les deux évêques de Nicomédie et de Claneus, Pierre et Salomon. Le patriarche de Constantinople, de cœur avec eux, attendait les événements. Ils avaient préparé, en faveur de leur opinion, des dossiers patristiques qui furent lus dans les cinquième, sixième, huitième et neuvième sessions ; mais dans les troisième et quatorzième sessions le concile, sur la réclamation des légats et recherches faites, déclara fausses et subrepticement introduites dans les actes du concile de 553 les deux lettres de Vigile à Justinien et à Théodora, affirmant que Jésus-Christ était una operatio, et la lettre de Mennas à Vigile*. Dans les septième et dixième