Actes dans Man!;i, XI
2. Ma»si, XI, 225, S8i et suiv. On ne voit pas clairement si le concile les considérait comme inauthentiqaes dans toutes leurs parties.
LE MO^'OTHELISMÎ!;. 1.85
sessions, on lut les dossiers palristiques préparés par les légats en faveur du dyothélisme, et dans la huitième, Georges et ses adhérents furent invités à se prononcer. Georges et les évêques de son patriarcat se rallièrent au sentiment des légats ; mais Macaire continua la résistance. Il confessa qu'il reconnaissait seulement iv 6éXT)fji.a oTcoffTaTtxov IttI toî! xupiou ■f{i/.u>y 'Ivitrou Xptorxoû xal ôîavSpix'îiv owtoû tyjv Ivépysiav ^ , cette volonté unique étant d'ailleurs, d'après sa précédente déclaration, aussi celle du Père et du Saint-Esprit 2. Toute cette doctrine se trouvait développée dans une Ixôeaiç ou ô(jLoXoYÎa Tti'ffTEwç du même Macaire, dont on donna immédiatement lecture '. Elle amena, dans la session neuvième (8 mars 681), la déposition de Macaire et du moine Etienne. Dans la treizième session (28 mars), on condamna les lettres dogmatiques de Sergius à Cyrus de Phasis et à Honorius, et la première réponse d'Honorius comme « absolument étrangères aux enseignements apostoliques, et aux décisions des saints conciles et de tous les saints Pères, et comme suivant les fausses doctrines des hérétiques ». Quelques autres écrits, notamment la seconde lettre d'Honorius à Sergius, furent aussi déclarés entachés de la même impiété. Sergius, Cyrus, Pyrrhus, Pierre, Paul, Théodore de Pharan furent anathématisés, et avec eux Honorius « parce qu'on a trouvé, par ses écrits à Sergius, qu'il avait suivi entout l'opinion de ce dernier, et qu'il avait confirmé ses dogmes impies'' ».
C'était le prélude de la sentence définitive. Elle fut promulguée dans la dix-huitième session, le 16 sep-