‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 811 sur 1102 · Id · texte numérisé non relu

Id

4. Mansi, XI, 753 A. Le grec porte piiavôîivat tï|v àffTtiXov uape^topricre, immacula tam maculari permisit. On remarquera que le texte grec est le primitif, et doit être préféré au texte donné par Missi, 731 CD.

a. Des idées monoptiysites se montrent cependant encore dans la controTerse iconoclaste, mais seulement de loin et confusément.

qu'il n'était pas, autant qu'on l'a dit, l'expression authentique de la piété grecque ^ .

§ 4. — La christologie de saint Maxime 2.

La décision du VP concile général consacrait la doctrine de celui qui, parmi les grecs, fut avec Soplironius de Jérusalem, mais plus longtemps que lui, le champion le plus illustre du dyothélisme, saint Maxime le Confesseur.

Saint Maxime occupe dans l'histoire religieuse du vri^ siècle une place importante et comme auteur mystique et comme théologien. Auteur mystique, il se rattache au Pseudo-Denys l'Aréopagite dont il commente les ouvrages, et, par lui, à l'école néoplatonicienne dont il partage les idées sur la contemplation de l'absolu, fin suprême de l'homme. Théologien, il s'est particulièrement intéressé à la personne du Christ et a pris nettement position dans la controverse monothélite. Dans ces discussions, il a volontiers emprunté à Aristote son langage technique et ses définitions précises. Par la rigueur de sa forme, il est déjà un scolastique.

i. Les lettres d'Honorius et sa condamnation par le VI* concile général ont soulevé, comme on sait, d'ardentes conlroverses au sujet de rinfaillibilité des papes, et du droit de les juger qui reviendrait au concile général. Il appartient aux traités de théologie de résoudre ces questions. Mais il semble bien qu'on en ait exagéré les diflicultés. La faute d'Honorius était bien plutôt une faute de conduite pratique, due au manque de perspicacité et de réflexion, qu'une erreur doctrinale proprement dite, et c'est bien surtout en l'envisageant ainsi que les papes, ses successeurs, ont approuvé contre lui la sentence du concile. V. l'article excellent de E. Ahakn, Honorius I", du Dict. de théologie cath. de Vacant.

2. CEuvres (incomplètement éditées) dans P. G., XC, XCI et IV. On a également de lui un Compulus ecclesiasticus (P. G., XIX, 1217-1280), et une Chron'doçiia succincta vilae Chrisli, édit. Bkatke dans ZeiUchrifl f. Kirchengeschichte,W\\, 382-H84 Travaux: H. Stkauxbi.nger, Z)»e C/ir»*tologie des hl. Maximiis Confessor, Bonn, 1906.

LE MONOTHELISME. 189

Nous n'avons pas besoin de résumer ici toute la christologie de saint Maxime : cette christologie reproduit fidèJement celle de Léonce de Byzance. Arrêtonsnous spécialement à co qui regarde l'activité et la volonté du Christ.

L'activité, selon Maxime, est essentielle à l'être existant : on ne conçoit pas un être qui soit, et qui ne soit pas actif : ce serait le néant*. Cette activité correspond à la nature de l'être; et c'est même par leurs actes ou opérations que les êtres se distinguent entre eux et que nous en discernons la nature^. L'opération ou evépysta est donc, avant tout, chose de la nature, qui lui appartient et lui est intrinsèque, qui en vient et dont elle est le principe immédiat^. La personne peut donner à l'opération, à l'acte, sa valeur morale, mais elle n'en est pas la source physique^. Dès lors il est clair que, si nous comptons en Jésus-Chriât deux natures, nous devons compter aussi deux activités et deux opérations. Dire que ces opérations sont subordonnées, de telle sorte que l'activité humaine n'est qu'un instrument entre les mains du Verbe, ne résout pas la question ; car on tombe dans l'apollinarisme, si l'on fait de l'humanité un instrument naturel au Verbe; et l'on est rejeté dans le nestorianisme si on en fait un instrument qui lui est extrinsèque'. Et quant à l'argument tiré des témoignages de saint Cyrille et de Denys l'Aréopagite, il est aisé d'y répondre. Quand le premier a parlé dans le Christ d'une {«.(a ts

i. p. G., XCI, 200.

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