‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 810 sur 1102 · Mansi, XI · texte numérisé non relu

Mansi, XI

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S. Hamsi, XI, 665.

LE MONOTHÉLISME. 187

pour le TcpwToOpovoç t^; otxouuevixTÎç ex>:X7]<n'aç, établi sur la pierre solide de la foi ' .

Le concile était achevé. L'empereur en sanctionna les décisions^, et le pape Léon II qui, depuis le 17 août, avait succédé à Agathon, les accepta et les confirma^. Il anathématisait lui aussi, avec les monothélites grecs, « Honorius, qui a omis de garder pure cette église apostolique par la doctrine de la tradition apostoliqiie, mais a permis, par une trahison perfide, que l'immaculée fût souillée'* ».

La condamnation du VP concile général fut le coup de mort du monothélisme. 11 eut bien, de 711 à 713, un court regain d^e vie avec l'empereur Philippicus, élève du moine Etienne; mais ce fut pour peu de temps. Hérésie qui avait sa racine dans le monophysisme, mais qui ne se soutenait plus dès qu'on l'en détachait, elle tomba d'elle-même quand lui manqua l'appui du pouvoir séculier. Sa chute marque, en Orient, la fin des controverses christologiques ^. Celles-ci avaient duré trois siècles environ ; et c'est par une sorte de balancement successif et régulier que l'Eglise avait maintenu, entre les excès qui s'étaient fait jour, l'unité personnelle, mais aussi le caractère intégral de lanature humaine de Jésus-Christ. Si le cinquième concile général avait renforcé l'œuvre d'Éphèse, le sixième avait repris les principes de Chalcédoine, et proclamé de nouveau Jésus homme parfait et libre. Le monophysisme même purement verbal n'avait pas le dernier mot, et c'est une preuve

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