‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 816 sur 1102 · ID., In Isaiam, IS, oraU 1 (P. G., LXX · texte numérisé non relu

ID., In Isaiam, IS, oraU 1 (P. G., LXX

le monde : aucun nom pris de la créature ne saurait proprement lui convenir : il est àvwvofxo; ^ .

Dieu cependant est l'auteur de tout ce qui, dans la nature, est positif et bon. Il est donc, d'une certaine manière, tout ce positif et tout ce bien, qui n'est que l'expression multipliée de son unité absolue ; et, à ce point de vue, il est aussi 7ro5iutôvufjioc ^.

On peut donc affirmer quelque chose de Dieu, mais non sans remarquer qu'en étant cela, il est cependant cela excellemment, ou plutôt qu'il est au-dessus de cela, n'étant proprement rien de ce que nous pouvons, voir et concevoir, puisque nos idées et nos conceptions sont •toujours prises de la créature.

De là, dans la formation de notre idée de Dieu, trois actes intellectuels que l'analyse peut distinguer. Un premier acte, par lequel nous affirmons de Dieu toutes les qualités des êtres dont il est le principe : c'est la théologie affirmative. — Un second acte, par lequel nous nions de lui ces mêmes qualités parce qu'il les dépasse (àç ÔTcèp TtàvTa ÔTcepouar]) : c'est la théologie négative. — Enfin un troisième acte, par lequel nous remarquons que notre négation ne détruit pas notre affirmation première, parce qu'elle déclare seulement que Dieu est au-dessus de tout ce que nous pouvons affirmer ou nier de lui, ÔTOp TTÔcffav xai àœatpecriv xaiôsffiv "*. C'est ce que les scolastiques nommeront plus tard via eminentiae. Denys a rendu sensible ce processus ^at la multiplication des mots composés avec aÔTo, apx4 ôwÉp et à privatif, appliqués à Dieu. Les premiers marquent que Dieu est l'être, la perfection essentielle, et le principe -de tout être et de toute perfection ; les derniers qu'il

1. De divin, nominibus, 1, i, 5, 6 (col. 588, 593, 596) ;De mystica Iheologia, V (col. 1045).

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