‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 817 sur 1102 · De divin, nomin., I, 6; II, 3, 11 (col · texte numérisé non relu

De divin, nomin., I, 6; II, 3, 11 (col

3. De mystica theoL, 1, 2 (col. 1000) ; Epist. I (col. 1065).

n'est — formellement — aucune perfection déterminée, mais est au-dessus de toute piBrfection et de tout être.

Cette connaissance progressive toutefois n'est pas toute la connaissance que, même ici-bas, nous pouvons avoir de Dieu. A côté d'elle, ou plutôt la continuant, se place la vision directe, l'état où, tout raisonnement cessant, dans im silence absolu de la nature et une suspension complète de toutes ses facultés, dans une sorte de nirvana mystique, sans idée, formelle, l'âme entre en contact immédiat avec l'Être suprême ^ . C'est l'extase néoplatonicienne.

Cette doctrine du Pseudo-Aréopagite a naturellement passé chez son commentateur, saint Maxime. Lui aussi accentue fortement la transcendance divine, et expose la théorie des deux théologies affirmative et négative qui préparent en nous le concept de Dieu 2.

Les formules du consubstantiel trinitaire avaient été arrêtées par les cappadociens. Il était difficile cependant que lés discussions soulevées par la controverse monophysite sur le sens des termes çuciç et STtoffTafftç n'eussent pas leur retentissement dans le domaine trinitaire, et n'y donnassent pas lieu à quelques confusions. Si l'on devait, en christologie, identifier çusiç avec ôtco- (TTacri;, pourquoi ne pas les identifier en parlant de la Trinité? La distisction cappadocienne .u.ta «uffiç, Tpeîç uTcoffTaceiç n'avait plus dès lors de raison d'être, et, puisqu'on reconnaissait en Dieu trois hypostases, on devait y reconnaître aussi trois natures, trois substances. C'est la conclusion que tirait, à Constantinople,

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