P. G., LXXXVI, 1, col. il
Saint-Esprit ex Filio. Le pape Martin P"" avait dû sans doute l'énoncer quelque part, dans ses écrits envoyés en Orient au. sujet du monothélisme. Ses adversaires l'accusèrent d'hétérodoxie. Saint Maxime, qui nous apprend le fait^, s'efforce de disculper le pape en expliquant que les latins, en disant que le Saint-Esprit procède du Fils, n'ont pas l'intention de faire du Fils la cause (akia) de l'Esprit-Saint, car le Père seul est cause proprement des deux autres personnes, mais seulement d'indiquer que le Saint-Esprit vient par le Fils (àXX' iva to ôi' aùtou Trpoïévai SviXwffwcri) , et qu'il a même substance que lui. C'était ramener la formule latine au sens de la formule grecque. En tout cas, c'est à cette dernière formule que s'en tient personnellement saint Maxime : le Saint-Esprit, dit- il, « procède substantiellement et ineffablement du Père par le Fils engendré », Ix -cou «arpoç oôditoSSç Si' utou YÊVVTjâévToç àtppàffTODç exTtopeuôaevov^.
§ 2. — Angélologie.
On a vu qu'au iv® siècle les cappadociens eux-mêmes n'étaient pas fixés sur la spiritualité proprement dite des anges, et que saint Grégoire de Nazianze n'ose se prononcer absolument sur cette question. Au V® siècle, les auteurs continuent d'enseigner que les anges sont àortofiaxoi ^^ uTTÈp ffwixa xat aiaôïjaiv'', çuffiç affapxoç ào'pttToç, et qu'ils ne peuvent éprouver la concupis-