‹ Histoire des dogmes dans l'antiquité chrétienne [microform]Chapitre 825 sur 1102 · p. G., XCI, 133, 136 ; cf. P. L., CXXIX · texte numérisé non relu

p. G., XCI, 133, 136 ; cf. P. L., CXXIX

2. Quaestiones ad Thalassium, LXIII (P. G., XC, &li)',Quaest. et dubia, Imerrog. 34.

3. Théodouet, Quaest. in Gènes., Interrog. 3 (col, 81) et cf. interr. 69 (col. 177) ; Quaest. in Exod., Inlerr. 29 (col. 257) ; Graec. affect. cura' tio, III (col. 891). .

4. C-ïRiLi., Contra Iulian., III (col. 641) ; Glaphyr. in Gènes., II (col. 62, 53).

cenoe*. Ces auteurs s'élèvent surtout contre l'ancienne interprétation du passage de la Genèse (vi, 2), qui voyait des anges dans les fils de Dieu séduits par les femmes ^. Et il serait pourtant téméraire de conclure de tout ceci que la doctrine de la spiritualité des anges fût dès lors communément admise en Orient. C'est que le sens du mot aSiiia n'était pas pour Ge& auteurs aussi précis qu'il l'est pour nous. D'un côté, saint Cyrille de Jérusalem remarque que tout ce qui n'a pas un corps grossier (icaj^ù aôifjia ) peut être justement appelé esprit (TCveufxa)^, et Philopon reproche en effet à Théodore de Mopsueste et à Théodoret d'avoir attribué aux anges des corps subtils''. D'autre part, nous voyons Anastase le Sinaïte distinguer des corps terrestres, à trois dimensions, et des corps célestes qui n'ont point de profondeur ou d'épaisseur (îcaj^oç), et encore des corps matériels (uXixdv) tangibles et corruptibles, et des corps simples (XeTtTov) qui ne tombent pas sous le toucher.^.

A la fin du v^ siècle cependant, le Pseudo-Aréopagite affirma clairement la spiritualité des anges. Il parle de leur simplicité déiforme, eeotSecrTàxYi à-nrXoTrjç, de leur vie toute intelligente, et les appelle des esprits supramondains (uTcepxoo-fAtojv voôiv)^. Cette conception devait triompher. Elle fut naturellement adoptée par saint Maxime dans ses schplies ; mais ce fut plutôt dans l'Eglise latine qu'elle reçut sa pleine expression, Anastase le Sinaïte se contente d'indiquer comme

1. Basile de Séledcie, Qrat. VI (col. 88); Isidor. Pelds., Epist. IV, •J92.

2. CYniLL., Glaph. in Geties., H (col. 54) ; Tuéodoret, Quaesl. in Gènes., Interr. 47 (col. 148); Basil. Seleuc, Orat. VI (col. 88); Isid. Pelus., Epist. IV, 192.

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