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porte davantage, au point de vue qui nous occupe, de savoir quel retentissement avaient eu dans le monde grec les débats du pélagianisme, et dans quelle mesure avait progressé sous cette influence la théologie du péché originel. Théodore de Mopsueste s'était, on s'en souvient,montréfavorable d'abord auxvuespélagiennes, puis, sous la pression des circonstances, avait modifié son attitude^. D'autre part, le concile d'Ephèse confirma, dans sa lettre au pape Célestin, la condamnation portée par Zosime contre les pélagiens ^. Ces deux faits indiquent que, depuis le concile de Diospolis, les orientaux avaient donné à cette question quelque attention. Nous allons voir toutefois qu'en général, ils restaient encore loin des conceptions augustiniennes.
Sur l'élévation originelle du premier homme à un état supérieur, on était d'accord. Saint Cyrille suppose ou dit manifestement qu'Adam avait été créé pour l'immortalité, enclin au bien, exempt de la concupiscence désordonnée et dans la familiarité de Dieu ; qu'il était comblé d'avantages naturels, qu'il avait reçu le Saint- Esprit, le don de prophétie, la sagesse et la science infuse. Son corps pourtant était de terre, et par là na-» turellement sujet à la mort, mais il échappait à la mort par privilège,' élevé qu'il était au-dessus de sa condition native ^. Maxime parle également de la science et de l'immortalité départies à Adam * . Théodorçt, en général plus réservé, affirme cependant lui aussi que Dieu avait élevé le premier homme à une condition meilleure que la terre, c'est-à-dire à i'im-
1. UKmvsJtlERCyTOK,Monumenta...Excerpta exlibris Theod.Mopsuest., praef., 3 (P. L., XLVIII}.